Du nouveau dans le dépistage du cancer du sein

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La FDA, l’organisme américain réglementant notamment les aliments, les médicaments et les instruments médicaux, a approuvé un nouvel appareil de dépistage du cancer du sein. Ce nouvel instrument de diagnostic recueille du fluide d’aspiration mammaire qui sera par la suite analysé au microscope par un spécialiste en cytologie.

La FDA, l’organisme américain réglementant notamment les aliments, les médicaments et les instruments médicaux, a approuvé un nouvel appareil de dépistage du cancer du sein. Ce nouvel instrument de diagnostic recueille du fluide d’aspiration mammaire qui sera par la suite analysé au microscope par un spécialiste en cytologie. Cette technique, appelée test Papanicolaou, permettrait d’identifier les femmes ayant un risque élevé d’être atteintes d’un cancer du sein jusqu’à huit ans avant l’apparition d’une lésion décelable à la mammographie ou à l’auto-examen des seins.

L’appareil automatisé est formé de deux coupes de plastique ajustables qui génèrent une pression sur les deux seins tout en produisant de la chaleur. Après cinq minutes, une légère succion est initiée afin de prélever du liquide en provenance des conduits lactifères.

Dans les années 1950, le docteur George Papanicolaou et ses collaborateurs ont été les premiers à démontrer qu’il est possible d’identifier des cellules mammaires anormales et des potentiels précurseurs cancéreux en analysant les cellules prélevées dans les canaux lactifères des seins. Ce scientifique était déjà bien connu pour son « Pap test »;, une technique qui consiste en un prélèvement de cellules au niveau du col de l’utérus qui seront ensuite analysées pour détecter la présence de cellules précancéreuses ou cancéreuses. Tout comme pour le « Pap test »; du col de l’utérus, le prélèvement par aspiration de cellules du canal lactifère est utile pour déceler des cellules anormales et aider au diagnostic précoce du cancer du sein. Le nombre de cancers du col de l’utérus a diminué de 70 % depuis que ce test a été incorporé à l’examen gynécologique de routine dans les années 1950. Pendant ce temps, l’incidence du cancer du sein n’a que faiblement décrue, cette forme de cancer demeurant la plus répandue chez les Canadiennes. On estime qu’une femme sur neuf en sera atteinte au cours de sa vie et qu’une femme sur 27 en mourra.

Puisque presque tous les cancers du sein (95 %) proviennent des canaux lactifères, la présence de cellules anormales prélevées par aspiration pourrait permettre de déceler une anomalie cellulaire mammaire bien plus tôt qu’avec les techniques couramment utilisées pour le moment comme la mammographie et l’auto-examen des seins. Plus un cancer est détecté rapidement, plus les chances de réussite des traitements et de guérison sont élevées. Ce test pourrait être particulièrement salutaire pour les jeunes femmes qui n’ont pas de facteur de risque connu et chez qui les cancers du sein sont typiquement très agressifs.

Cet appareil est présentement disponible aux États-Unis, mais il faudra encore patienter avant qu’il ne soit disponible au Canada et que son utilisation se généralise.

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