L’hormonothérapie substitutive plus sécuritaire que l’on croyait pour certaines femmes

Durant de nombreuses années, l’hormonothérapie substitutive a été perçue comme une solution aux symptômes de la ménopause qui offrait plus de bienfaits que de risque. Toutefois, cette vision a changé avec la publication d’études de très grande envergure ayant révélé que ce traitement augmentait notamment le risque d’infarctus et de cancer du sein. L’analyse des données provenant d’un sous-groupe de femmes ayant participé à une grande étude épidémiologique révèle que l’hormonothérapie pourrait être plus sécuritaire chez les femmes ayant subi une hystérectomie.

La plupart des femmes reçoivent à la fois des estrogènes et de la progestérone pour traiter les symptômes de la ménopause; c’est ce qu’on appelle l’hormonothérapie substitutive. L’estrogène est l’ingrédient qui est actif contre les bouffées de chaleur, tandis que la progestérone est ajoutée pour celles ayant encore leur utérus pour prévenir l’hyperplasie (épaississement) de son revêtement.

Durant de nombreuses années, l’hormonothérapie substitutive a été perçue comme une solution aux symptômes de la ménopause qui offrait plus de bienfaits que de risque. Toutefois, cette vision a changé avec la publication d’études de très grande envergure ayant révélé que ce traitement augmentait notamment le risque d’infarctus et de cancer du sein.

L’analyse des données provenant d’un sous-groupe de femmes ayant participé à une grande étude épidémiologique révèle que l’hormonothérapie pourrait être plus sécuritaire chez les femmes ayant subi une hystérectomie. Comme ces femmes n’ont plus d’utérus, elles ne reçoivent pas de progestérone. Dans le cadre de cette étude, plus de 10 000 femmes ont reçu un estrogène ou un placebo durant environ six ans puis ont été suivies pendant près de onze ans après la fin du traitement.

Dans ce sous-groupe, la prise d’estrogènes pour soulager les effets de la ménopause a été associée à une diminution de 23 % du risque de cancer du sein. La prise d’estrogènes seule n’a pas été associée à une différence par rapport au placebo pour ce qui a trait au risque de caillot, d’accident vasculaire cérébral, de fracture de la hanche, de cancer du côlon ou de mortalité toutes causes confondues. Une autre différence surprenante était dans le risque d’infarctus selon l’âge. Les femmes dans la cinquantaine avaient un risque plus faible de souffrir de maladies cardiovasculaires, incluant une baisse de 50 % du risque d’infarctus. À l’inverse, les femmes âgées de plus de 70 ans prenant des estrogènes présentaient un risque clairement plus élevé de maladies cardiovasculaires. Le risque varie donc selon l’âge et cela doit être pris en compte dans la décision de poursuivre le traitement hormonal.

Ces résultats sont rassurants pour les femmes de plus de cinquante ans ayant subi une hystérectomie et ayant recours à l’hormonothérapie. Cette étude ne change toutefois en rien les recommandations pour les femmes ayant encore leur utérus. Chez ces femmes, on recommande toujours de n’avoir recours à l’hormonothérapie substitutive que si les symptômes de ménopause sont graves et d’utiliser la dose la plus faible possible pour la période la plus courte possible.

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