La lutte au tabagisme, c’est l’affaire de tous !

Le tabagisme est considéré comme la principale cause de décès évitable au Canada. On estime que toutes les onze minutes, un Canadien meurt des suites du tabagisme alors que tous les dix minutes, deux adolescents au pays s’initient à la cigarette. En chiffres absolus, les données sont impressionnantes. Pour le Québec seulement, le tabac tue plus de 13 000 personnes annuellement, dont 400 à la suite de la seule exposition à la fumée secondaire. Cela représente quatre fois plus de décès que les meurtres, l’alcool, les accidents de la route et les suicides réunis.

Le tabagisme est considéré comme la principale cause de décès évitable au Canada. On estime que toutes les onze minutes, un Canadien meurt des suites du tabagisme alors que tous les dix minutes, deux adolescents au pays s’initient à la cigarette. En chiffres absolus, les données sont impressionnantes.

Pour le Québec seulement, le tabac tue plus de 13 000 personnes annuellement, dont 400 à la suite de la seule exposition à la fumée secondaire. Cela représente quatre fois plus de décès que les meurtres, l’alcool, les accidents de la route et les suicides réunis. Le tabagisme est la cause directe de 33 % de tous les cancers, et de près de 90 % des cancers du poumon. Ce cancer cause actuellement beaucoup de ravages, occupant le triste titre du cancer le plus mortel.

Le fait de fumer la cigarette est également lié à un risque accru de maladies cardiovasculaires, de problèmes respiratoires et de troubles de la santé psychologique comme la dépression ou la nervosité, ce qui contribue à réduire de façon significative l’espérance de vie des fumeurs.

La liste des méfaits du tabagisme est longue, et pourtant, les fumeurs représentent encore près du quart de la population. Les jeunes de 20 à 24 ans remportent la palme de la consommation, avec un taux atteignant les 32 %. C’est probablement cette tranche d’âge qui sera la plus touchée par l’entrée en vigueur le 31 mai 2006 des modifications à la loi sur le tabac.

La loi sur le tabac

La mise en place le 31 mai 2006 des modifications à la loi sur le tabac constitue un pas important pour l’amélioration de la santé publique. Les changements apportés concernent non seulement l’usage du tabac, mais également la vente et la promotion des produits du tabac. Le but de cette nouvelle législation est de réduire la proportion de fumeurs au Québec (qui demeure à ce jour la plus élevée au Canada), de protéger la population contre les dangers de l’exposition à la fumée secondaire et de prévenir le tabagisme chez les jeunes.

La nouvelle loi sur le tabac comporte différents volets. Pour lutter contre la fumée secondaire et pour décourager la pratique du tabagisme, on interdit désormais de fumer dans les bars, les restaurants et pratiquement tous les endroits publics au Québec, ce qui inclut les salles de bingo, les brasseries et les tavernes. Les aires de fumeurs dans les restaurants, les centres commerciaux et les milieux de travail seront abolies. Il est maintenant interdit de fumer dans les taxis, sur les terrasses, dans les tentes et chapiteaux publics ainsi que dans les aires communes de la plupart des immeubles à logement. Également, il ne sera plus permis de fumer dans une zone de neuf mètres autour de toute porte menant à un établissement de santé et de services sociaux, d’enseignement post-secondaire, etc.

En septembre 2006, il sera également interdit de fumer sur les lieux où les enfants vont à l’école, que ce soit un centre de la petite enfance ou une école primaire ou secondaire, et ce pendant les heures où ces établissements accueillent les élèves.

La loi prévoit également certaines mesures concernant l’approvisionnement en tabac. Les sanctions concernant la vente de tabac à un mineur sont désormais plus sévères, et ne concernent pas uniquement les commerçants. D’ici un an, la vente de tabac dans un restaurant, un bar, un cégep ou quelque endroit où prennent place des activités à caractère sportif, artistique ou récréatif sera chose du passé. D’ici deux ans, des mesures visant à interdire totalement l’étalage des produits du tabac dans les points de vente seront mises en place.

Bref, les nouvelles dispositions sont multiples et ne sont que partiellement résumées ici. Pour de plus amples renseignements sur la nouvelle loi en vigueur, consultez le texte complet de la loi à l’adresse suivante : http://www2.publicationsduquebec.gouv.qc.ca/dynamicSearch/telecharge.php?type=5&file=2005C29F.PDF.

De l’opposition et de la contre opposition Il va de soi que ces modifications ne font pas l’unanimité au sein de la population. Les fumeurs sont mécontents de se voir restreindre le droit de fumer dans les lieux publics. À ces derniers, on peut répondre par de simples faits. La fumée d’une seule cigarette contient plus de 4000 produits chimiques dont plus de 50 sont cancérigènes. Les effets néfastes de ces produits expulsés dans l’air affectent autant les fumeurs que les non-fumeurs.

Au Québec, près de 400 personnes meurent chaque année des méfaits du tabagisme, et ce, sans avoir jamais fumé une cigarette de leur vie. En conséquence, les fumeurs devraient toujours porter une attention particulière à leur entourage avant d’allumer une cigarette afin d’éviter « de les enfumer »;, ceci étant particulièrement vrai pour les enfants, les femmes enceintes ainsi que les personnes atteintes de problèmes cardiaques ou respiratoires. Le fait d’éviter de fumer dans un endroit public constitue donc une mesure responsable, qui a des répercussions majeures au niveau de la santé globale et collective de tous les Québécois.

Les commerçants affichent également un certain mécontentement face à la nouvelle loi en vigueur. Ils invoquent l’impact économique majeur sur leur portefeuille si les fumeurs cessent de fréquenter leurs établissements. Cependant, plusieurs études effectuées sur le sujet ainsi que l’exemple de pays ou de provinces ayant adopté de tels règlements nous prouvent que les craintes des commerçants sont sans fondement. Une telle loi n’aurait apparemment aucune conséquence négative sur les recettes des restaurants ou des bars. Les fumeurs vont continuer à mettre leur nez dehors, et les non-fumeurs, qui constituent 75 % de la population, vont profiter plus pleinement de leurs sorties dans les endroits publics.

Le renoncement au tabac

Il ne faut pas perdre de vue qu’un des objectifs principaux de la nouvelle loi est de réduire la proportion de fumeurs au sein de la population. Vous êtes fumeur? Vous voulez aider un proche ou un ami à cesser de fumer? Les renseignements qui suivent pourraient vous aider dans votre cheminement.

Voici premièrement quelques faits encourageants. Le fait de renoncer au tabac est bénéfique pour la santé, et ce, quel que soit votre âge. Les études ont effectivement démontré que les méfaits de la nicotine sont en grande partie réversibles avec le temps. Par exemple, un an après l’abandon du tabac, le risque de maladie cardiovasculaire est réduit de moitié. Dix à quinze ans plus tard, l’ancien fumeur présentera un risque de maladie coronarienne ainsi qu’une espérance de vie identique à celui d’un non-fumeur.

Plusieurs ressources sont aussi à la disposition des fumeurs pour les appuyer dans leur démarche. Consultez le site Internet www.jarrete.qc.ca pour plus d’information sur le centre d’abandon du tabac le plus près de chez vous ou pour avoir des réponses à vos questions. De la même façon, n’hésitez pas à consulter votre médecin ou votre pharmacien pour obtenir plus d’information sur le sujet, ou pour obtenir une aide pharmacologique.

Il est loin d’être facile de cesser de fumer. En effet, la nicotine contenue dans les cigarettes cause une dépendance à la fois physique (que le fumeur ressent comme une sensation de bien-être) et psychologique (lorsque le fumeur associe la cigarette à un moment de détente ou à une diminution du stress). Le fait de cesser de fumer est donc doublement difficile car il faut briser ces deux cercles vicieux. Les symptômes de sevrage que ressentent 80 % des fumeurs constituent un obstacle majeur à la désaccoutumance au tabac.

Tout comme la dépendance, les symptômes de sevrage peuvent être de deux types : physiques (étourdissements, maux de tête, augmentation de l’appétit, transpiration, tremblements) et psychologiques (agressivité, anxiété, confusion, impatience, irritabilité, agitation, troubles de la concentration). La majorité des symptômes physiques atteignent un maximum 48 h après l’arrêt, pour ensuite disparaître en deux à cinq semaines. Les symptômes psychologiques peuvent quant à eux persister plus longtemps. Le degré de dépendance à la nicotine peut aider à prévoir l’ampleur des symptômes physiques que la personne ressentira à l’arrêt de la cigarette. On détermine ce degré de dépendance selon le nombre de cigarettes fumées quotidiennement, et selon le temps entre le lever et la première cigarette allumée. On considère généralement qu’une personne qui fume plus de 20 cigarettes par jour ou qui fume sa première cigarette moins de 30 minutes après le lever présente une forte dépendance.

Différentes stratégies

Un sondage mené par Statistique Canada en 2003 a démontré que la méthode la plus fréquemment utilisée pour cesser de fumer était le timbre de nicotine (32 %), suivie de près par la réduction de la consommation (29 %). Certains fumeurs ont à l’occasion recours à des méthodes « alternatives »;, comme l’hypnose et l’acuponcture. Le fumeur qui désire cesser de fumer doit savoir que différentes options s’offrent à lui. Il peut ainsi choisir la méthode qui lui convient le mieux, et même combiner plusieurs méthodes.

Parmi les stratégies qui sont efficaces, de simples modifications des habitudes de vie et de l’environnement peuvent s’avérer utiles. On tente ainsi de changer temporairement la routine qui était liée au tabagisme ou les facteurs qui maintenaient l’habitude en place. Ainsi, le fumeur qui abandonne le tabac peut prendre des mesures pour gérer le stress ou l’anxiété générée par ce renoncement. Faire de l’activité physique, de la relaxation, identifier, éviter ou modifier les sources de tension dans sa vie sont quelques exemples en ce sens. Éviter les endroits où on avait habitude de fumer, avertir la famille et les amis qu’on est en processus d’abandonner, pallier la dépendance gestuelle en utilisant un cure-dent ou en mangeant de la réglisse, se changer les idées lorsqu’une rage de cigarette se manifeste en prenant un verre d’eau ou en mâchant de la gomme. Voila une panoplie de petits détails qu’on peut mettre en place pour faciliter cette transition.

Le médecin ou le pharmacien peut orienter le fumeur vers une aide pharmacologique lorsque la modification des habitudes liées au tabagisme ne suffit pas ou lorsque la dépendance est trop forte. La thérapie de substitution de la nicotine est une méthode très utilisée. À l’aide de timbres (Nicoderm®, Nicotrol®, Habitrol®) ou de gommes (Nicorette®, Nicorette® Plus) qui contiennent de la nicotine, on diminue graduellement l’apport en nicotine, ce qui aide à diminuer les effets indésirables du sevrage.

La thérapie de substitution de la nicotine offre l’avantage de ne pas exposer la personne aux composantes toxiques et cancérigènes de la fumée de cigarette et contribue également à diminuer la sensation de plaisir en éliminant le rituel rattaché à la cigarette.

Le médecin pourrait également orienter son patient vers le Zyban®. Il s’agit de comprimés que l’on prend par la bouche. On ne connaît pas exactement par quel mécanisme ce médicament facilite l’abandon de la cigarette, mais l’expérience clinique démontre que l’efficacité du Zyban® serait comparable à celle des timbres de nicotine après un an. Lors d’un échec préalable à la thérapie de substitution de la nicotine, le Zyban® constitue actuellement la seule solution de rechange dont l’efficacité est prouvée. Dans certains cas, on peut combiner différentes options. Une personne qui utilise des timbres de nicotine mais qui continue de ressentir de fortes envies de fumer pourrait alors pallier son problème par une gomme à la nicotine. Un fumeur qui présente une forte dépendance ou qui a déjà échoué plusieurs tentatives pourrait être orienté vers un traitement qui combine la thérapie de substitution de la nicotine et le Zyban®. Cette dernière association aurait une efficacité supérieure à chacune des deux thérapies utilisées seules, ce qui maximiserait les chances de succès.

Les différentes stratégies qui sont offertes sont extrêmement flexibles. Elles ont l’avantage de pouvoir être individualisées selon les besoins de chaque fumeur. Il faut cependant se rappeler que s’il est vrai qu’une aide pharmacologique peut faciliter le renoncement au tabac, cela ne constitue qu’une partie de la solution.

Le fumeur qui décide d’abandonner la cigarette doit être préalablement convaincu et motivé. C’est de lui que dépend tout le succès de l’opération! On sait que le fait de consulter un médecin ou un professionnel de la santé ou de se joindre à des groupes de discussions sont des mesures qui peuvent aider à maintenir la motivation dans les moments difficiles. Si vous voulez cesser de fumer, n’hésitez pas à mettre toutes les chances de votre côté en utilisant les multiples ressources à votre disposition !

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