Maladie d’Alzheimer - Le deuil blanc

Le terme démence désigne toute condition médicale où il y a altération de la fonction cognitive. Il existe plusieurs types de démence, mais le plus fréquent et le plus connu demeure la maladie d’Alzheimer, qui compte pour environ 60 % des cas. Le risque de souffrir de cette affection augmente de façon importante avec l’âge, atteignant près de 20 % chez les 80 ans et plus. Cette démence est caractérisée par l’apparition progressive d';un trouble où dominent les déficits de la mémoire de même que l';atteinte du langage et de différentes fonctions intellectuelles qui permettent d';agir, de savoir et de penser.

Le terme démence désigne toute condition médicale où il y a altération de la fonction cognitive. Il existe plusieurs types de démence, mais le plus fréquent et le plus connu demeure la maladie d’Alzheimer, qui compte pour environ 60 % des cas. Le risque de souffrir de cette affection augmente de façon importante avec l’âge, atteignant près de 20 % chez les 80 ans et plus.

Cette démence est caractérisée par l’apparition progressive d'un trouble où dominent les déficits de la mémoire de même que l'atteinte du langage et de différentes fonctions intellectuelles qui permettent d'agir, de savoir et de penser.

Les causes

Plusieurs changements se produisent dans la structure du cerveau des personnes atteintes de la maladie d'Alzheimer. Certaines cellules rétrécissent, d’autres disparaissent. À l’examen du cerveau, on note la présence de taches denses et irrégulières qui peuvent, avec le temps, envahir les cellules cérébrales saines.

La cause exacte de ces changements demeure encore obscure. Les recherches ont cependant permis d’identifier quelques facteurs qui pourraient avoir une influence sur l’évolution de la maladie. Par exemple, on pense que certaines cellules du cerveau qui produisent un messager chimique que l’on nomme l’acétylcholine diminueraient au fur et à mesure que la maladie progresse. Sans l’acétylcholine normalement produite par ces cellules, la communication intercellulaire dans le cerveau se trouve grandement compromise. Puisque l’on sait que l’acétylcholine est impliquée dans le processus de la mémoire, un tel manque expliquerait notamment les pertes de mémoire associées à la maladie d’Alzheimer.

Certaines formes de la maladie ont une origine héréditaire, mais dans 90 à 95 % des cas, le rôle de l’hérédité n’est toujours pas clairement établi et continue de faire l’objet de nombreuses recherches.

Les signes et symptômes

La maladie d’Alzheimer peut être difficile à vivre parce qu’elle affecte l’individu dans sa globalité, modifiant non seulement ses comportements et son autonomie, mais également ses pensées et ses émotions. Au fur et à mesure que les lésions au cerveau s’étendent, la personne atteinte présente une diminution notable de diverses fonctions et habiletés.

On observe dans les premiers temps une perte de mémoire à court terme qui, d’occasionnelle, devient de plus en plus fréquente. L’amnésie constitue le premier symptôme à se manifester dans la majorité des cas.

On peut ensuite noter une perte progressive d’autonomie; la personne présente une difficulté grandissante à exécuter des tâches familières aussi simples que la préparation d’un repas ou l’exécution de sa lessive. Certaines gens manifestent des difficultés d’élocution qui se traduisent par l’oubli de certains mots ou un choix inapproprié de vocabulaire.

Dans les cas avancés de la maladie, l’aphasie totale est courante. Une désorientation dans le temps et l’espace peut survenir et les lieux familiers deviennent difficiles à identifier. Des modifications de la personnalité apparaissent progressivement; la personne devient graduellement confuse, méfiante, renfermée et passe sans raison apparente d’une humeur à l’autre. On peut également observer une perte d’intérêt généralisée; la personne souffrant de la maladie d’Alzheimer devient avec le temps passive et résistante à la stimulation. La personnalité, la mémoire et la capacité de fonctionner déclinent donc progressivement au fur et à mesure que la maladie progresse. Parallèlement à cette perte d’autonomie graduelle, la personne atteinte nécessite toujours de plus en plus de soins et d’attention, n’étant plus capable de fonctionner par elle-même.

Même si la maladie d’Alzheimer entraîne beaucoup de changements importants, il faut néanmoins se rappeler que la capacité à éprouver des sentiments comme la joie, la colère, la peur, l'amour ou la tristesse, et surtout, la capacité de réagir à ces sentiments ne se trouvent pas altérées par la maladie, peut importe le stade d’évolution.

Le diagnostic

Ces signes et symptômes ne font pas partie du processus normal du vieillissement. Comme un diagnostic précoce peut avoir un impact favorable sur la progression de la maladie, il est important de consulter un médecin dès l’apparition de l’un ou l’autre des symptômes énumérés ci-haut. Des pertes de mémoire chez une personne de plus de 65 ans peuvent donc être un motif de consultation si elles altèrent ses capacités sociales ou fonctionnelles. Le médecin doit procéder à l’évaluation clinique de la personne.

Il est important d’éliminer toute cause secondaire qui pourrait causer des symptômes similaires, comme une maladie vasculaire cérébrale, une déficience en vitamine B12, l’alcoolisme ou l’usage de certains médicaments qui agissent au système nerveux central et qui peuvent causer de la confusion, tout particulièrement chez les personnes âgées.

Le diagnostic est posé en fonction des résultats de différents tests qui évaluent la capacité cognitive de la personne. Le plus utilisé se nomme le mini-examen de l’état mental (MMSE), aussi dit Folstein. Il s’agit d’un test gradué sur une échelle de 30 points, qui témoigne d'une dégradation des fonctions cognitives à partir de 25 points. Même si ce test s’avère normal, d’autres tests plus poussés peuvent révéler un déficit cognitif léger. Il peut alors être approprié de surveiller de façon plus rapprochée le patient avant même que la démence ne soit avérée.

Évolution

Comme la maladie d’Alzheimer est une affection à de nature dégénérative, les symptômes qui la caractérisent ne surviennent pas subitement, mais bien graduellement. L'évolution de la maladie varie d'une personne à l'autre et peut s'échelonner sur trois à vingt ans, pour une durée moyenne de survie de huit et douze ans.

La progression de l’affection peut être évaluée selon une échelle de trois phases soit initiale, intermédiaire et avancée, ou selon une seconde méthode qui divise la maladie en sept étapes, l’Échelle Reisberg. Les soins à procurer au malade varient en fonction du stade d’évolution de la maladie auquel il se situe. Chaque personne évolue différemment quant à l’ordre d’apparition des symptômes et la durée de chaque phase.

Traitement

Il n’existe aucun traitement curatif à ce jour pour cette maladie. Les quelques médicaments commercialisés peuvent tout au plus ralentir l’évolution de la maladie, sans pour autant stopper le processus de dégénérescence des cellules cérébrales.

Trois médicaments sont actuellement disponibles au Canada pour traiter les symptômes légers à modérés de la maladie d'Alzheimer : le donépézil, la rivastigmine et la galantamine. Ils agissent en altérant la fonction de l’enzyme responsable de dégrader l’acétylcholine, le messager chimique qui diminue anormalement chez les personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer. En préservant l’acétylcholine dans le cerveau, ils permettent de retarder temporairement la progression de la maladie.

Une nouvelle molécule, la mémantine, serait pour sa part efficace pour traiter les symptômes stade modéré de la maladie. Ces médicaments ont une efficacité modeste et leurs effets disparaissent rapidement à l’arrêt du traitement. On ne dispose pas actuellement de traitements spécifiques pour les stades plus avancés de la maladie. Les recherches dans ce domaine sont actuellement en cours pour étoffer notre arsenal thérapeutique, et d’autres molécules seront probablement disponibles d’ici quelques années.

Les médicaments gagnent à être introduits dès les premières manifestations de la maladie, car c’est à ce moment qu’ils semblent le plus efficace. Il ne faut pas négliger, en parallèle à ces traitements, le rôle essentiel de l’accompagnement psychologique de la personne malade et de ses proches qui en prennent soin.

Ressources

L’évolution de la maladie d’Alzheimer chez un être aimé peut être très difficile à vivre pour les proches. Au fur et à mesure que la maladie progresse, l’individu atteint devient de plus en plus dépendant de l’entourage, jusqu’à nécessiter une prise en charge totale. Les modifications majeures de la personnalité qui accompagnent cette lente dégradation physique peuvent également ajouter une charge psychologique potentiellement difficile à gérer pour les proches. Que vous soyez un membre de la famille, un proche, un bénévole ou un professionnel de la santé, vous pourriez vous sentir un jour épuisé par la complexité d’une telle tâche.

Différentes ressources sont disponibles pour vous et la personne atteinte. La société Alzheimer du Canada (www.alzheimer.ca) constitue une ressource fiable. Vous pourrez trouver sur leur site Internet une foule de renseignements, des nouvelles et des forums d’échange, en français ou en anglais. De plus, les sections provinciales de cet organisme offrent notamment des groupes de soutien, des conseils téléphoniques, des centres de ressources et des programmes d’éducation. Il suffit de communiquer avec les bureaux régionaux pour obtenir plus d’information.

N’hésiter pas à consulter cet organisme ou votre professionnel de la santé si vous en sentez le besoin !

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