Manger du poisson pour prévenir l’Alzheimer

Une étude américaine a découvert qu’une diète riche en poisson pourrait aider à prévenir la maladie d’Alzheimer.

Une étude américaine a récemment découvert que les personnes âgées qui mangent du poisson au moins une fois par semaine auraient beaucoup moins de risques de développer la maladie d’Alzheimer que celles qui en mangent rarement. L’étude souligne ainsi le fait qu’il pourrait exister certains liens entre le régime alimentaire d’une personne et ses risques de souffrir de cette maladie dégénérative du cerveau.

La maladie d’Alzheimer est la forme de démence (maladie dégénérative du cerveau) la plus fréquente chez les personnes âgées. D’après les estimations actuelles, elle toucherait 5% des personnes de plus de 65 ans et 25% des plus de 80 ans. On ignore toujours la cause exacte de cette maladie.

L’étude américaine d’une durée de 7 ans et comptant 815 participants âgés de 65 à 94 ans avait pour but d’établir les facteurs qui contribuent au développement de la maladie. Aucun des participants ne devait présenter au départ des signes de la maladie d’Alzheimer (131 participants en ont cependant développé au cours de l’étude). Les chercheurs ont découvert que ceux qui mangeaient du poisson (thon, bâtonnets de poisson, poissons frais ou fruits de mer) au moins une fois par semaine présentaient un risque inférieur de 60% de développer la maladie par rapport à ceux qui en mangeaient rarement.

Ce n’est pas la première étude qui suggère que le poisson serait bon pour la mémoire. Ce seraient les acides gras oméga-3 contenus dans le poisson qui joueraient un rôle protecteur pour le cerveau. D’autres études auraient déjà prouvé que les animaux nourris avec ces acides gras insaturés ont de plus grandes capacités d’apprentissage et une meilleure mémoire.

Les chercheurs auraient d’ailleurs établi une association entre la consommation totale d’acides gras oméga-3 et le risque de développer la maladie d’Alzheimer en constatant que les plus grands consommateurs d’oméga-3 avaient 70% moins de risques de développer cette maladie que les plus faibles consommateurs. Ils ignorent toutefois la façon dont ces acides gras agiraient sur le cerveau. Ces résultats sont prometteurs, mais ils n’apportent aucune preuve définitive de l’efficacité des oméga-3. Il faudra donc d’autres études pour éclaircir la question.

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