Pour une augmentation mammaire plus naturelle

Une compagnie américaine de biotechnologie travaille à mettre au point une technique qui permettrait d’utiliser du tissu graisseux prélevé dans l’abdomen ou la cuisse pour remplacer du tissu cancéreux retiré lors d’une mastectomie.

Une compagnie américaine de biotechnologie travaille à mettre au point une technique qui permettrait d’utiliser du tissu graisseux prélevé dans l’abdomen ou la cuisse pour remplacer du tissu cancéreux retiré lors d’une mastectomie.

Cette nouvelle technique permettrait d’améliorer la survie des cellules lipidiques qui ont tendance à mourir ou à être réabsorbée lorsqu’elles sont transplantées. Ces cellules peuvent aussi se calcifier lorsqu’elles sont transplantées dans le sein, ce qui complique la détection du cancer.

Les chercheurs de Cytori Therapeutics ont découvert qu’il était possible d’extraire des cellules souches du tissu graisseux. Ces cellules souches sont ensuite re-mélangées à des cellules lipidiques normales. Les chercheurs croient que l’ajout des cellules souches au tissu graisseux augmente ses chances de survie lorsqu’il sera transplanté dans le sein, mais aussi ailleurs dans le corps.

Les chirurgiens plastiques utilisent déjà des injections de gras pour différentes interventions mineures, comme le remplissage de rides. Même si le résultat n’est pas permanent, certaines femmes choisissent tout de même cette option puisqu’elle leur permet d’éviter les produits chimiques. Toutefois les résultats sont très imprévisibles et cette option est souvent mise de côté, surtout pour les chirurgies plus importantes, comme l’augmentation mammaire.

Les chirurgiens plastiques seraient pourtant très heureux de pouvoir offrir une option plus « naturelle »; à leur patientes, surtout les femmes ayant subi une mastectomie. En effet, plusieurs de ces femmes ne peuvent tolérer les implants faits de matière artificielle et doivent donc se rabattre sur les prothèses et les soutiens-gorges adaptés, des solutions moins qu’idéales.

Une autre équipe de chercheurs se penche présentement sur une toute autre façon d’obtenir du tissu graisseux viable. Des études menées chez les souris ont montré que les taux d’une molécule appelée neuropeptide Y (NPY) augmentent lorsque les souris subissent un stress. Le NPY semble accélérer la production de tissu graisseux et le développement des vaisseaux sanguins nécessaires à sa survie. Au départ, les chercheurs s’intéressaient à cette molécule pour son potentiel dans le traitement de l’obésité. Toutefois, certains scientifiques croient qu’on pourrait aussi l’utiliser pour favoriser la croissance localisée de tissu graisseux. Cette hypothèse demandera encore beaucoup de recherche, mais elle semble certainement intéressante.

Voilà certes des recherches qui pourraient un jour révolutionner la chirurgie esthétique et reconstructive.

Les médicaments et les services pharmaceutiques présentés sur le site familiprix.com sont offerts par les pharmaciens propriétaires des pharmacies affiliées à Familiprix. Les renseignements contenus sur le site familiprix.com sont fournis à titre informatif seulement et ne remplacent d’aucune façon l’avis et les conseils de votre pharmacien ni de tout autre professionnel de la santé. Consultez toujours un professionnel de la santé avant de prendre ou de cesser de prendre un médicament ou de prendre quelque autre décision en cette matière. Familiprix inc. et les pharmaciens propriétaires affiliés à Familiprix n’engagent leur responsabilité d’aucune façon en rendant disponibles ces renseignements sur ce site internet.