Séjour en haute altitude : le mal des montagnes

Voyager en haute altitude peut parfois causer des problèmes de santé tels que le mal des montagnes, aussi appelé le mal de l'altitude. Les problèmes de santé observés sont le résultat d'une acclimatation inadéquate au manque d'oxygène en haute altitude et deviennent plus fréquents à partir de 2 500 mètres (même 2 000 mètres chez certaines personnes). Le mal des montagnes englobe diverses affections dont :

  • Mal aigu des montagnes (MAM) - Cette affection est fréquente et les symptômes qui y sont associés s'apparentent à ceux ressentis au lendemain d'une soirée généreusement arrosée.
  • Oedème cérébral de haute altitude (OCHA) - Cette affection rare et potentiellement mortelle est une forme sévère du MAM qui peut s'observer par des problèmes de coordination, des comportements étranges, une fatigue extrême, de la somnolence et une perte de l'état de conscience suite au gonflement du cerveau.
  • Oedème pulmonaire de haute altitude (OPHA) - Cette affection peu fréquente et potentiellement mortelle est causée par une accumulation de liquide dans les poumons. Les symptômes associés incluent : l'essoufflement au repos ou à l'effort, une fréquence cardiaque plus rapide que la normale, une toux sèche à grasse, des sécrétions colorées allant du rosé au rouge sang et une détresse respiratoire.

Prudence

Les voyages en haute altitude peuvent aggraver des maladies sous-jacentes, ou même en dévoiler, particulièrement les maladies cardiaques et respiratoires.

La bonne forme physique et l'entraînement ne diminuent pas les chances de développer le mal des montagnes. Toutefois, le risque de développer le mal des montagnes est plus élevé dans certaines situations, elles incluent entre autres :

  • des antécédents de mal des montagnes lors de séjours antérieurs;
  • une pratique intense d'exercices ou de consommation d'alcool ou de somnifères avant l'acclimatation;
  • une ascension rapide.

Peu importe sa condition physique, il est important de consulter son professionnel de la santé avant le départ afin de discuter de son état de santé, des projets de voyage (altitude du séjour, vitesse d'ascension), de la disponibilité des soins médicaux sur le parcours emprunté et de la nécessité éventuelle de médicaments pour prévenir et/ou traiter le mal des montagnes.

Mal aigu des montagnes (MAM)

Le MAM est la forme la plus courante du mal des montagnes, touchant près de 25 % des adultes à une altitude de sommeil au-dessus de 2 400 mètres et environ 40 à 50 % des personnes à une altitude de sommeil au-dessus de 3 000 mètres. Les symptômes du MAM apparaissent généralement de 6 à 24 heures après l'arrivée en haute altitude et durent de 2 à 5 jours après l'arrêt de l'ascension. Les symptômes du MAM incluent :

  • Maux de tête;
  • Nausées, parfois accompagnées de vomissements;
  • Perte d'appétit;
  • Essoufflement;
  • Fatigue généralisée;
  • Étourdissement;
  • Insomnie et autres troubles du sommeil.

Prévention du MAM

La méthode la plus sûre et efficace afin de prévenir le MAM est de monter progressivement. Tel que le dit l'adage des grimpeurs : « Monter haut - Dormir bas ». En effet, l'acclimatation est plus facile si l'on monte plus haut dans la journée de quelques centaines de mètres que l'altitude à laquelle on dort.

Les mesures préventives suivantes sont recommandées afin de favoriser l'acclimatation :

  • Éviter l'exercice intense et la consommation d'alcool pendant le processus d'acclimatation, particulièrement durant les 48 premières heures;
  • Éviter une ascension rapide jusqu'à une altitude de sommeil supérieure à 3 000 mètres;
  • Passer 2 à 3 nuits entre 2 500 et 3 000 mètres avant de poursuivre l'ascension;
  • Au-dessus de 3 000 mètres, ne pas dépasser 300 à 400 mètres d'ascension par jour;
  • Si les ascensions sont plus importantes, passer une nuit supplémentaire à la même altitude à chaque gain d'altitude de 600 à 900 mètres;
  • Au-dessus de 3 000 mètres, éviter l'alcool et les médicaments qui ont un effet sur la respiration (p. ex. : somnifères, anxiolytiques et certains médicaments pour la douleur);
  • Prévoir une journée de repos, soit 2 nuits à la même altitude, tous les 3 à 4 jours;
  • S'hydrater suffisamment et préconiser des aliments riches en glucides;
  • Éviter le surmenage et favoriser l'exercice modéré;
  • Éviter le tabac.

Il est particulièrement recommandé aux personnes qui ont déjà souffert du mal des montagnes par le passé ou qui prévoient une montée rapide en altitude, de prendre un médicament pour prévenir le MAM.

Traitement du MAM

Dès l'apparition des premiers symptômes du MAM, il faut cesser l'ascension. Ne pas tenir compte de ces premiers symptômes peut entraîner de graves complications, telles qu'une détérioration du système neurologique ou une défaillance du système respiratoire. Il faut prévoir un repos et une acclimatation à la même altitude; l'acclimatation peut prendre de 12 heures à 4 jours. Si les symptômes persistent ou évoluent, il faut redescendre immédiatement à une altitude inférieure d'au moins 500 mètres de celle à laquelle les symptômes se sont manifestés. La consultation rapide d'un médecin est requise si les symptômes s'aggravent ou ne disparaissent pas.

Certains symptômes peuvent ressembler au MAM, mais être en fait le résultat de l'exercice intense, du stress de l'ascension, de la déshydratation, etc. L'échelle du Lac Louise peut aider dans l'évaluation des symptômes.

Si des symptômes semblables à ceux de l'oedème cérébral ou pulmonaire de haute altitude cités précédemment se manifestent, il est important de redescendre immédiatement de 500 mètres ou plus et de consulter un médecin. Retarder la descente augmente le risque de complications potentiellement mortelles.

Avant votre départ, consultez votre professionnel de la santé, un produit d'ordonnance qui prévient et accélère le processus d'acclimatation pourrait vous être prescrit. Un analgésique tel que l'acétaminophène (p. ex. : TylenolMD) ou l'ibuprofène (p. ex. : MotrinMD, AdvilMD) pourrait également vous être recommandé pour soulager les maux de tête associés au MAM.

Pour plus d'informations :

Agence de la santé publique du Canada

www.santepublique.gc.ca

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