Virus du papillome humain (VPH) : un virus très répandu… mais souvent méconnu
Le virus du papillome humain, plus souvent appelé VPH, est l’une des infections transmissibles sexuellement (ITS) les plus fréquentes. Pourtant, plusieurs personnes savent peu de choses à son sujet.
On estime qu’environ trois personnes sexuellement actives sur quatre seront infectées par au moins un type de VPH au cours de leur vie. La bonne nouvelle? Dans la majorité des cas, l’infection passe inaperçue et disparaît d’elle-même naturellement.
Cependant, certains types de VPH peuvent entraîner des verrues génitales ou être associés à certains types de cancers. D’où l’importance de mieux comprendre ce virus… et les moyens de s’en protéger.
Qu’est-ce que le VPH?
Le VPH désigne une grande famille de virus : on en connaît plus de 100 types différents. Certains causent des infections cutanées bénignes, tandis que d’autres touchent les muqueuses génitales et peuvent être associés à certaines maladies.
Au cours d’une vie, il est possible d’être infecté par plus d’un type de VPH, parfois même simultanément. Heureusement, dans la plupart des cas, le système immunitaire parvient à éliminer naturellement le virus après quelques mois ou quelques années.
Chez certaines personnes, toutefois, l’infection peut persister et entraîner des complications. Certains types de VPH peuvent causer des verrues génitales, tandis que d’autres sont associés à plusieurs cancers, notamment :
- le cancer du col de l’utérus;
- certains cancers de l’anus;
- certains cancers de la gorge (oropharynx);
- plus rarement, des cancers du pénis ou de la vulve.
Il est aussi important de savoir que le VPH peut toucher tout le monde. Les femmes comme les hommes peuvent être infectés et transmettre le virus, peu importe l’orientation sexuelle.
Comment le VPH se transmet-il?
Le VPH se transmet principalement lors de contacts sexuels impliquant un contact peau à peau.
La transmission peut survenir lors de relations sexuelles vaginales, anales ou orales. Contrairement à certaines autres infections, la pénétration n’est pas nécessaire : un simple contact intime entre les régions génitales peut suffire.
Autre élément important : plusieurs personnes infectées n’ont aucun symptôme. Elles peuvent donc transmettre le virus sans savoir qu’elles en sont porteuses.
C’est aussi pourquoi il est possible de contracter le VPH même dans une relation stable ou monogame. Une infection peut avoir été acquise plusieurs années auparavant sans avoir été détectée.
Dans de rares cas, une mère infectée peut également transmettre le virus à son bébé au moment de l’accouchement.
Comment réduire le risque d’infection par le VPH?
Comme le VPH est très répandu, il n’est pas toujours possible d’éviter complètement une infection. Certaines habitudes peuvent toutefois aider à réduire le risque de transmission.
Utiliser un condom ou une digue dentaire
L’utilisation correcte du condom ou de la digue dentaire lors des relations sexuelles peut contribuer à réduire le risque de transmission.
Cela dit, comme le virus se transmet par contact peau à peau, ces méthodes ne protègent pas complètement contre le VPH.
Adopter des pratiques sexuelles sécuritaires
Limiter le nombre de partenaires sexuels et discuter ouvertement de santé sexuelle avec son ou ses partenaires peut contribuer à réduire les risques d’infections transmissibles sexuellement.
Éviter le tabagisme
Le tabagisme peut affaiblir le système immunitaire et réduire la capacité du corps à éliminer certaines infections virales. Il est également associé à un risque accru de certains cancers liés au VPH.
Participer aux programmes de dépistage
Le dépistage du cancer du col de l’utérus permet de détecter précocement certaines anomalies pouvant être causées par le VPH.
Suivre les recommandations de dépistage de votre professionnel de la santé demeure une mesure importante de prévention.
La vaccination contre le VPH : une protection efficace
La vaccination est l’un des moyens les plus efficaces pour prévenir les infections causées par certains types de VPH.
Les vaccins actuellement disponibles protègent contre plusieurs types de VPH associés aux verrues génitales et à certains cancers. Ils sont considérés comme sûrs et efficaces.
Au Québec, la vaccination contre le VPH fait partie du programme de vaccination scolaire. Elle est généralement offerte avant le début de la vie sexuelle, afin d’assurer une protection avant toute exposition au virus.
Cela dit, la vaccination peut aussi être bénéfique pour certaines personnes plus âgées. Dans certains cas, elle peut être recommandée même lorsqu’une personne est déjà sexuellement active.
Un professionnel de la santé peut évaluer votre situation et déterminer si cette vaccination est indiquée pour vous.
En résumé
Le virus du papillome humain est très fréquent, et la majorité des personnes sexuellement actives y seront exposées au cours de leur vie.
Même si plusieurs infections disparaissent spontanément, certains types de VPH peuvent causer des verrues génitales ou être associés à différents cancers.
Heureusement, plusieurs mesures permettent de réduire les risques, notamment l’adoption de pratiques sexuelles sécuritaires, la participation aux programmes de dépistage et la vaccination.
Des questions sur le VPH ou la vaccination? N’hésitez pas à en discuter avec votre pharmacien ou un autre professionnel de la santé. Ils pourront vous informer et vous accompagner dans la prévention de cette infection.