Le traitement précoce du VIH serait préférable

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Pour combattre efficacement le virus du sida, le VIH (virus de l’immunodéficience humaine), il serait toujours bénéfique de débuter le traitement médicamenteux rapidement. Les décès, le taux d’infections opportunistes et les effets indésirables causés par les médicaments seraient moins fréquents chez les patients qui ont débuté rapidement un traitement. Leur système immunitaire serait aussi mieux préservé.

Pour combattre efficacement le virus du sida, le VIH (virus de l’immunodéficience humaine), il serait toujours bénéfique de débuter le traitement médicamenteux rapidement. Les décès, le taux d’infections opportunistes et les effets indésirables causés par les médicaments seraient moins fréquents chez les patients qui ont débuté rapidement un traitement. Leur système immunitaire serait aussi mieux préservé.

Au Canada, on estime que sur les 56 000 personnes infectées par le VIH, une personne sur trois l’ignore. Chez certains patients, les symptômes n’apparaissent parfois que plusieurs années après l’infection, tandis que d'autres perdent rapidement du poids, se sentent fatigués, ont des symptômes ressemblant à ceux de la grippe, ou souffrent de fièvres persistantes, de maux de tête, de troubles mentaux ou d’infections graves et récurrentes aux levures. Le VIH se transmet par le biais des liquides corporels (sang, sperme, sécrétions vaginales et lait maternel) au cours de rapports sexuels non protégés ou par l'utilisation d'aiguilles contaminées.

Pour combattre le VIH, nous disposons présentement de quatre classes de médicaments, bientôt cinq, qui attaquent le virus par différentes cibles. Les régimes médicamenteux évoluent, le nombre de prises quotidiennes diminue, tout comme la prévalence des effets indésirables associés au traitement. Le VIH ne se guérit pas et cause après un certain temps le sida, la phase mortelle de la maladie. Les médicaments ralentissent l'évolution du VIH, ce qui retarde l'apparition du sida. L’arme ultime qui permettra de prévenir ou de guérir le VIH/sida reste encore à découvrir…

Les guides de pratique actuels suggèrent de retarder l’introduction des médicaments dans l’espoir de reporter l’apparition de toxicités. Or, les résultats d’une étude américaine menée entre 1996 et 2005 et ayant porté sur l’analyse du dossier de plus de 2300 patients porteurs du VIH démentent cette pratique.

Les scientifiques ont recherché dans les dossiers trois toxicités fréquemment rencontrées lors de l’utilisation des médicaments antirétroviraux, soit l’insuffisance rénale, un type de dommage nerveux grave appelé neuropathie périphérique et une forme d’amaigrissement appelée lipoatrophie. Ils ont ensuite séparé les patients en cinq groupes selon leur taux de CD4. Les cellules CD4, ou lymphocytes T, sont des globules blancs qui organisent la réponse du système immunitaire contre certains microorganismes, tels que les bactéries, les virus et les champignons. En général, le taux de CD4 diminue avec les années chez les personnes séropositives, conséquence de l’attaque des cellules immunitaires par le VIH. Tous les patients de l’étude recevaient une combinaison de médicaments antirétroviraux efficaces. Cette thérapie médicamenteuse peut maintenir les personnes en santé si elle est prise de façon adéquate.

Les patients sont généralement encouragés à débuter la thérapie médicamenteuse lorsque leur taux de CD4 est de 200 ou moins, bien que certains patients aient débuté le traitement à des taux de CD4 bien plus élevés. D’après les résultats de la récente étude, les patients qui ont entamé un traitement alors que leur taux de CD4 était de 350 ou plus avaient un risque amoindri d’au moins 60 % de souffrir d’insuffisance rénale, de 30 % d’avoir une neuropathie périphérique et de 60 % de subir une lipoatrophie, comparativement à ceux qui ont commencé à prendre des médicaments alors que leur taux de CD4 était de 200 ou moins.

Les avantages de débuter rapidement une thérapie après une infection au VIH sont maintenant plus clairs. Voici un argument de plus pour cesser de repousser son test de dépistage du VIH!

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