Les éjaculations fréquentes n’augmenteraient pas le risque de cancer de la prostate

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Plusieurs recommandations divergentes ont été données ces dernières années quant à la fréquence idéale des éjaculations afin de diminuer le risque de cancer de la prostate. La seule véritable étude de grande envergure vient faire de la lumière sur ce sujet.

Auparavant, on disait que l’activité sexuelle favorisait l’apparition du cancer de la prostate. L’idée n’était pas dépourvue de logique : si on considère le fait que l’activité sexuelle augmente le niveau de testostérone circulant dans le sang et que c’est cette même hormone qui est responsable du développement du cancer de la prostate, cette théorie était plausible. Une autre hypothèse suggérait que le risque augmentait avec la fréquence des rapports sexuels parce les organes génitaux masculins s’exposaient davantage aux virus et aux bactéries à cette occasion. Toutefois, aucune étude n’avait été véritablement menée sur le sujet jusqu’à maintenant. De plus, les observations menées dans la population ne semblaient pas concorder avec ces théories. En effet, on remarquait une augmentation de la fréquence des cancers de la prostate chez les hommes âgés de 60 ans ou plus qui se disaient peu actifs sexuellement…

Les résultats d’une grande étude menée sur le sujet viennent d’être publiés et remettent en question toutes ces hypothèses. Selon cette étude, il n’a pu être établi que le risque de cancer de la prostate augmentait avec la fréquence des éjaculations. Au contraire, il est plutôt ressorti que l’activité sexuelle semblait même protéger les hommes contre l’avènement d’un tel cancer.

L’étude a suivi près de 30 000 hommes âgés de 46 à 81 ans, tous professionnels de la santé. En 1992, ils ont rempli un questionnaire destiné à évaluer la fréquence moyenne des éjaculations qu’ils avaient par mois entre 20 et 29 ans, entre 40 et 49 ans, puis finalement durant la dernière année. Tous ces hommes ont été suivis jusqu’en 2000 en prenant bien soin de comptabiliser tous les cas de cancers de la prostate. Contre toute attente lors de l’analyse des résultats, il a été observé que les hommes ayant développé un cancer n’étaient pas ceux qui étaient les plus actifs sexuellement, pour la majorité d’entre eux.

Les chercheurs responsables de cette étude ont donc conclu que le risque de cancer de la prostate diminuait avec la fréquence des éjaculations. De plus, la réduction de ce risque est d’autant plus importante si l’activité sexuelle se poursuit à un âge plus avancé. Il est important de mentionner que selon cette étude, on doit compter 21 éjaculations ou plus par mois pour parler d’éjaculations fréquentes comparativement à 4 à 7 par mois pour des éjaculations peu fréquentes.

Des recherches sont encore nécessaires pour approfondir davantage les résultats de cette étude. Il demeure toutefois qu’une sexualité épanouie est possible en vieillissant et qu’elle devrait même être encouragée. Et si ce plaisir de la vie pouvait aussi offrir une certaine protection contre le cancer de la prostate, pourquoi devrait-on s’en passer si le corps en est encore capable?

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