Les traitements hormonaux associés à la maladie d’Alzheimer

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Une nouvelle étude concernant les traitements hormonaux de substitution a démontré que ceux-ci ne protègeraient pas les femmes ménopausées contre les pertes de mémoire liées à l’âge. Il semble même que la thérapie hormonale augmenterait les risques de maladie d’Alzheimer.

Les traitements hormonaux ont fait coulé beaucoup d’encre au cours des dernières années. On a d’abord cru que ces traitements pouvaient contribuer à prévenir certaines maladies (comme les maladies du coeur) chez les femmes ménopausées. L’an dernier, une vaste étude a toutefois réfuté cette hypothèse en prouvant que les traitements hormonaux (hormonothérapie) combinés (oestrogène et progestérone) de longue durée augmenteraient plutôt le risque de maladies cardio-vasculaires, de même que celui de cancer du sein. Cette même étude a cependant démontré que l’hormonothérapie diminuerait les risques d’ostéoporose et de cancers du colon et du rectum. D’autres études moins précises suggéraient également que la thérapie hormonale pouvait protéger les femmes ménopausées contre les pertes de mémoire liées au vieillissement. Une nouvelle étude apparemment plus fiable vient par contre de prouver qu’à l’inverse, la thérapie hormonale augmenterait en fait les risques de maladie d’Alzheimer et d’autres formes de démences (diminution des facultés intellectuelles) chez les femmes âgées de 65 ans et plus.

L’étude a été publiée dans le Journal de l’association médicale américaine. Elle regroupait 4532 femmes âgées de 65 ans et plus. Les chercheurs ont suivi ces femmes pendant plus de quatre ans. Pendant cette période, la moitié d’entre elles a reçu un traitement à base d’oestrogènes et de progestérone alors que l’autre moitié a reçu un traitement inactif (placebo). Au terme de l’étude, les chercheurs ont diagnostiqué 40 cas de démences probables (comme la maladie d’Alzheimer) au sein du groupe prenant des hormones, comparativement à 21 cas dans le groupe placebo. De façon plus concrète, les auteurs de l’étude précisent que ces résultats signifient qu’en un an, sur 10 000 femmes qui suivent le traitement, 23 cas de démence supplémentaires vont survenir. On ignore toutefois si ces résultats sont valables pour les femmes âgées de moins de 65 ans. Cela est un bémol majeur pour l’étude car on sait que la majorité des femmes qui suivent un traitement hormonal de substitution ont moins de 65 ans.

Suite à la publication de cette nouvelle étude, les avis des experts sur les traitements hormonaux sont partagés. Pour certains, les résultats de cette récente étude constituent le dernier clou dans le cercueil pour l’hormonothérapie. Ils affirment en effet que les femmes ne devraient plus du tout suivre de traitements hormonaux de remplacement, alors que certains ne sont pas prêts à faire une croix définitive sur ces traitements. C’est que l’hormonothérapie possède l’avantage non négligeable de soulager les symptômes liés à la ménopause, comme les bouffées de chaleur, les sueurs nocturnes et la sécheresse vaginale. Il n’y a donc toujours pas de consensus en ce qui a trait aux traitements hormonaux de substitution combinés. On connaît toutefois de mieux en mieux les effets de ces traitements et il est donc possible de mieux juger, pour chaque femme, si les risques d’un tel traitement surpassent les bénéfices.

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