Votre enfant a-t-il reçu tous ses vaccins?

Selon la Fondation canadienne de la recherche sur les services de santé et la Coalition canadienne pour la sensibilisation et la promotion de la vaccination, trop d’enfants canadiens n’ont pas reçu tous les vaccins recommandés. En effet, près de la moitié d’entre eux ne seraient pas à jour dans leur calendrier de vaccination. Est-ce dangereux?

Selon la Fondation canadienne de la recherche sur les services de santé et la Coalition canadienne pour la sensibilisation et la promotion de la vaccination, trop d’enfants canadiens n’ont pas reçu tous les vaccins recommandés. En effet, près de la moitié d’entre eux ne seraient pas à jour dans leur calendrier de vaccination. Est-ce dangereux?

Les experts s’entendent pour dire que la vaccination des enfants demeure le meilleur moyen de prévenir plusieurs maladies graves de l’enfance. Depuis les cinquante dernières années, l’immunisation aurait sauvé plus de vies au pays que toute autre intervention dans le domaine de la santé. Malheureusement, certains parents hésitent encore à faire vacciner leurs enfants, souvent en raison d’information erronée véhiculée par la famille ou les médias. Les conséquences peuvent être fâcheuses et parfois même entraîner la mort d’un enfant. La méningite bactérienne peut, par exemple, causer de graves séquelles neurologiques, tandis que la coqueluche peut tuer un enfant de moins d’un an.

L’efficacité des campagnes de vaccination de masse n’est plus à démontrer. La diphtérie, le tétanos et la poliomyélite sont des maladies qui ne sont pratiquement plus rencontrées chez les enfants vaccinés. Avant l’arrivée du vaccin contre l’Haemophilus influenzae de type B, on rapportait plus de 2000 cas de méningite bactérienne au pays. Depuis son introduction dans le calendrier régulier de vaccination, on compte maintenant moins de cinq cas par an. Les microbes qui causent ces maladies sont encore présents dans notre environnement et peuvent potentiellement infecter les enfants qui ne sont pas vaccinés.

Les vaccins ne surchargent pas le système immunitaire. Chacun de nous est exposé chaque jour à des centaines de substances qui entrent en contact avec notre système immunitaire. Ce dernier est donc constamment stimulé pour les reconnaître, les combattre ou les tolérer.

Il n’y a pas de risques de contracter la maladie contenue dans le vaccin. On n’injecte pas la maladie, mais plutôt le microbe mort ou très affaibli. Les vaccins dits « inactivés »; contiennent le microbe mort. Ils procurent au corps la « photo »; de l’envahisseur. Le système immunitaire apprend à le reconnaître et garde ses caractéristiques en mémoire. S’il le rencontre à nouveau lors d’une infection, il sera ainsi en mesure de le combattre. Les vaccins dits « atténués »; contiennent quant à eux le microbe très affaibli. Ce dernier est capable d’infecter les cellules et de se multiplier dans le corps, sans toutefois avoir la capacité de provoquer la forme complète de la maladie. Le système immunitaire doit alors combattre un « début »; d’infection. En d’autres mots, c’est comme si l’on injectait les soldats ennemis les plus faibles qui seront facilement tués par notre armée. Cette forme de vaccin constitue en quelque sorte une pratique de combat en prévision d’une véritable infection. Les deux types de vaccins sont efficaces. Lors de la fabrication du vaccin, les scientifiques choisissent un type de formulation selon les caractéristiques du microbe.

Il n’y a pas de risques de provoquer d’autres types de maladies, comme l’autisme ou la sclérose en plaques par exemple, lorsqu’on injecte un vaccin. Des études mondiales n’ont pas permis d’établir un tel lien.

La plupart des vaccins de base sont couverts gratuitement par le régime d’assurance-maladie du Québec. D’autres, comme celui contre les gastro-entérites, ne le sont pas. Le meilleur moyen de le savoir est de s’informer auprès de votre médecin ou du CLSC desservant votre région.

La vaccination n’est pas obligatoire au Québec, bien qu’elle soit fortement recommandée. Si elle est débutée en retard, ou si on administre les rappels de dose en retard, on risque de compromettre l’efficacité maximale du vaccin. Il n’est jamais trop tard pour rectifier le tir et remettre à jour l’immunisation d’un enfant. N’hésitez pas à en discuter avec votre pharmacien et votre médecin si vous avez des questions ou des craintes.

Ayez la piqûre pour la santé de votre enfant! Il s’agit d’un moyen simple de prévenir des maladies graves et bien des désagréments et inquiétudes aux parents.

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