Cancer - Le mois de la jonquille

Au Canada, on estime que 38 % des femmes et 44 % des hommes risquent de souffrir d’un cancer au cours de leur vie.

Au Canada, on estime que 38 % des femmes et 44 % des hommes risquent de souffrir d’un cancer au cours de leur vie. En moyenne au pays, 2865 personnes par semaine reçoivent un diagnostic de cancer et 1337 personnes meurent des suites de la maladie. À ce jour, le cancer du poumon reste le plus meurtrier, autant chez les hommes que chez les femmes, suivi de près par le cancer colorectal.

On explique la recrudescence des cas en partie par le vieillissement de la population et par l’augmentation de l’espérance de vie. En effet, le cancer s’attaque principalement à la population âgée puisque 44 % des nouveaux cas et 60 % des décès par cancer surviennent chez les 70 ans et plus.

Regard sur le cancer

Le cancer n’est pas un mal nouveau; il existe depuis que la vie est apparue et ce, aussi bien chez les insectes et les plantes que chez les humains. Cette maladie est le résultat d’un processus complexe qui survient en premier lieu au niveau cellulaire. Le corps humain est composé de 50 000 à 100 000 milliards de cellules qui se reproduisent, se multiplient, vivent, meurent et interagissent dans un ordre infiniment complexe.

Il arrive parfois qu’une cellule croisse de façon anormale. Habituellement, grâce à des systèmes de régulation, notre corps arrive à détecter et à éradiquer les cellules qui ne se développent pas de façon normale. On parle de cancer lorsque ce premier foyer de cellules échappe aux systèmes de contrôle du corps humain.

Les cellules cancéreuses ont la caractéristique de se reproduire de façon désordonnée, plus rapidement que les cellules normales. Elles peuvent également envahir les tissus avoisinants ou circuler dans le sang afin d’envahir d’autres tissus à distance. C’est cette dernière caractéristique qui fait la différence entre un cancer et une tumeur dite bénigne. Dans le cas d’une tumeur bénigne, il y a également un développement de cellules anormales, mais ces dernières ne peuvent diffuser dans le corps.

Le foyer primaire constitue le site où le premier développement de cellules anormales apparaît. Quand des cellules de la tumeur primaire atteignent les vaisseaux sanguins, elles peuvent se distribuer dans tout le corps. La plupart de ces cellules voyageuses sont détruites, mais il arrive que quelques-unes pénètrent dans un autre organe où elles peuvent causer une tumeur dite secondaire, aussi appelée métastase.

Des métastases peuvent se développer dans pratiquement toutes les parties du corps. On parle de cancer généralisé lorsque le cancer est multimétastatique.

Le cancer porte le nom du lieu d’origine du premier amas cellulaire anormal. Ainsi, un cancer qui débute au sein mais qui dissémine des cellules anormales aux os sera un cancer du sein avec métastases aux os. Il existe plus de 200 types de cancer différents, certains étant beaucoup plus fréquents que d’autres. Au Canada, les cancers du poumon, du sein, du côlon et de la prostate réunis comptent pour plus de la moitié des cas diagnostiqués.

Prévenir le cancer?

Selon la Société canadienne du cancer, il est possible de minimiser son risque de cancer en suivant sept règles :

1) Éviter la cigarette et la fumée secondaire. On estime que le tabac est lié à 30 % de tous les décès dus au cancer.

2) Avoir une saine alimentation. Plusieurs études ont montré que le fait de manger beaucoup de fruits et de légumes ainsi que des aliments riches en fibres et faibles en gras influence à la baisse le risque de cancer.

3) Être actif physiquement. Des études suggèrent que la pratique régulière d’activité physique et le maintien d’un poids santé peuvent réduire le risque de certains cancers.

4) Protéger sa peau du soleil. L’utilisation d’une protection solaire adéquate est la meilleure recommandation afin de minimiser les risques de souffrir d’un cancer de la peau.

5) Subir un test de dépistage chaque fois qu’il est recommandé par le médecin. Le dépistage précoce consiste à détecter le cancer avant même qu’il n’y ait de signe clinique de l’anomalie. On estime qu’une seule année gagnée sur le moment du diagnostic fait passer le taux de guérison de 50 % à 80 %.

6) Consulter rapidement un professionnel de la santé si on observe un changement dans son état de santé habituel. Une plaie qui ne guérit pas, une toux persistante ou un changement dans les selles sont des signes qui méritent une consultation.

7) Manipuler les produits cancérigènes avec soin. Certains produits domestiques peuvent être cancérigènes, dont les pesticides domestiques et certains produits chimiques. Des précautions quant à l’usage et à l’entreposage de ces produits sont de mise afin de minimiser les risques de contamination.

Même la stricte application de toutes ces règles ne peut nous prémunir à 100 % contre le risque de développer un cancer. Cependant, l’adoption de saines habitudes ainsi que la pratique de mesures responsables telles le dépistage systématique et la protection solaire sont des mesures simples qui, appliquées à grande échelle, peuvent faire une différence importante dans la lutte contre le cancer.

Regard sur le traitement

Lors d’un diagnostic de cancer, plusieurs traitements sont généralement possibles, notamment la chirurgie, la chimiothérapie et la radiothérapie. Le but du traitement peut être de guérir la personne atteinte ou, lorsque ce n’est pas possible, de ralentir la progression de la maladie ou de maximiser la qualité de vie.

Une intervention chirurgicale afin de retirer la tumeur constitue la principale approche de traitement. Toutefois, certains cancers ne s’y prêtent pas. Un cancer découvert trop tard ayant déjà infesté les tissus avoisinants, le réseau lymphatique ou présentant des métastases sera souvent trop avancé pour être opérable.

La chimiothérapie consiste à utiliser des médicaments afin de détruire les cellules cancéreuses et d’empêcher leur multiplication. Une fois dans le corps, la plupart des médicaments agissent de façon non spécifique en s’attaquant préférentiellement aux cellules qui se reproduisent rapidement. C’est ainsi qu’ils arrivent à détruire la tumeur cancéreuse, composée de cellules à division rapide. Ce mécanisme d’action explique également les effets indésirables de la chimiothérapie. Le médicament, s’attaquant sans distinction à toutes les cellules qui se divisent rapidement, comme les cheveux et les globules blancs.

La radiothérapie joue un rôle similaire à la chimiothérapie. Ce traitement consiste à envoyer des rayons ionisants sur la zone où le cancer est déclaré. On empêche de la sorte les cellules cancéreuses de croître et de se multiplier. Quoique la radiothérapie puisse également affecter les tissus sains, un bon dosage des rayons permet de limiter les effets indésirables. On l’utilise souvent de façon adjuvante à la chimiothérapie, les deux traitements travaillant de façon complémentaire. La radiothérapie peut également être utilisée avant une chirurgie pour réduire la taille de la tumeur et la rendre plus facilement opérable.

Le cancer au jour le jour

Un diagnostic de cancer dans la famille, chez des amis ou pour soi-même est une véritable bombe. Faire face à la violence du diagnostic et réadapter sa réalité quotidienne en tenant compte de la maladie est un défi de taille. Beaucoup de questions, d’interrogations, d’incertitudes et de craintes doivent être confrontées car le cancer fait peur.

Il ne faut pas hésiter à discuter de ses interrogations et de ses craintes avec l’équipe soignante. Elle est là pour répondre à vos questions et vous renseigner tout au long du traitement. Si les choses vous semblent confuses, n'hésitez pas à les questionner pour en savoir davantage, pour vous rassurer ou pour éviter de vivre la suite des évènements dans l’angoisse.

On favorise de plus en plus la prise en charge des souffrances morales et psychologiques qui accompagnent le diagnostic du cancer, au même titre que les douleurs physiques. Des équipes d’interventions spécialisées dans le domaine, des groupes de discussions, d’entraide et de soutien peuvent être d’une aide précieuse autant pour la personne atteinte que pour ses proches.

La recherche porte fruit

Les connaissances au sujet du cancer évoluent à un rythme fulgurant. Au cours des deux dernières décennies, les recherches ont permis d’accumuler une quantité impressionnante de données qui nous permettent de mieux percer les mécanismes d’apparition du cancer, les moyens de le prévenir, de le maîtriser et de le guérir. On connaît mieux les comportements qui favorisent son apparition, ceux qui diminuent le risque de développer un cancer ainsi que les moyens de prévention efficaces qui peuvent être mis en oeuvre afin de lutter contre le cancer.

Un tel combat passe en grande partie par une responsabilisation et une sensibilisation de la population. Chacun doit mener son propre combat, par exemple en modifiant ses habitudes de vie, en supprimant le tabac et en adoptant de saines habitudes alimentaires.

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