Les dangers pour la santé des nouvelles technologies

L’utilisation de plus en plus répandue des nouvelles technologies n’est pas sans avoir d’impact sur la santé, principalement lorsqu’il y a utilisation abusive. Des douleurs aux pouces liées aux textos, en passant par les troubles du sommeil jusqu’à la dépendance, voici quelques «maladies des technologies» ainsi que des trucs pour les éviter. 

Douleurs aux pouces, aux poignets ou aux coudes

Autrefois l’apanage des employés d’usine ou des athlètes, les lésions causées par des mouvements répétitifs sont en train de devenir très courantes chez les personnes qui écrivent beaucoup de textos (douleur aux pouces) ou qui passent la journée à écrire sur un clavier (douleur aux poignets, aux coudes ou aux épaules).

Une mauvaise position est souvent l’élément déclencheur. Lorsque le problème est lié à l’utilisation d’un ordinateur, il faut s’assurer que les articles de bureau (chaise, clavier, écran) sont placés de façon ergonomique pour éviter des tensions prolongées sur vos muscles et tendons. On recommande aussi de prendre des pauses régulières et d’en profiter pour faire quelques étirements.

Pour prévenir les «pouces de textos», à défaut d’arrêter de texter complètement, le mieux est de ralentir la cadence en écrivant plus lentement et d’essayer de varier les doigts utilisés pour texter (par exemple alterner entre les pouces et les index).

Troubles du sommeil

Utiliser sa tablette ou son téléphone intelligent au lit est une cause de plus en plus répandue de troubles du sommeil. L’utilisation des technologies au moment du coucher est problématique pour plusieurs raisons. Premièrement, la stimulation causée par la technologie empêche le cerveau de se mettre en mode repos. De plus, la lumière émise par les écrans empêche la production de mélatonine par le cerveau. La mélatonine est une hormone qui joue un rôle clé dans le déclenchement du sommeil. Enfin, l’utilisation des technologies repousse souvent le moment du dodo. À force de se coucher plus tard, le corps réajustera son horloge interne à cette heure de coucher plus tardive et il deviendra de plus en plus difficile de revenir à son heure de coucher «normale».

Que faire? Première règle, laisser les technologies à l’extérieur de la chambre à coucher (y compris la télé)! Ensuite, instaurer une routine du coucher : au moins une heure avant le dodo, cesser toute activité stimulante, et faire des activités propices au sommeil comme prendre un bain ou une douche chaude, lire ou écouter de la musique calme. Tamiser la lumière dans la chambre et la fermer dès les premiers signes d’endormissement. Si le sommeil tarde à venir, ne pas rester couché plus de 20 minutes, mais s’asseoir dans la pénombre en attendant les signes d’endormissement (p.ex. en lisant ou écoutant de la musique douce). Les gens qui «s’obstinent» à attendre le sommeil ont plus de risque de développer des problèmes durables de sommeil.

Syndrome de la vision artificielle

Le syndrome de la vision artificielle est fréquent chez les personnes qui regardent des écrans pendant de longues heures, surtout ceux d’un ordinateur ou d’une tablette. Il s’agit d’une fatigue des yeux qui peut s’accompagner de maux de tête, de vision brouillée, de sécheresse des yeux ou de douleurs au cou ou aux épaules. Parfois d’autres facteurs viennent aggraver les symptômes, par exemple des problèmes de vision non (ou mal) corrigés par des verres correcteurs, un mauvais éclairage ou des problèmes de postures.

Pour éviter cette fatigue oculaire, assurez-vous que la pièce où vous regardez l’écran est correctement éclairée et que l’éclairage ne cause pas de reflets dans l’écran. Assurez-vous que l’écran est dans une position qui vous permet d’avoir une position naturelle de la tête des épaules et du cou (à la hauteur des yeux). Reposez vos yeux régulièrement grâce à la règle du 20-20-20 : toutes les 20 minutes environ, déplacez votre regard vers un objet qui est à au moins 20 pieds (7m) pendant au moins 20 secondes.

Si la sécheresse oculaire est incommodante, vous pouvez utiliser des larmes artificielles. Consultez votre pharmacien pour savoir lesquelles vous conviennent. Enfin, si vous portez des verres correcteurs, faites vérifiez vos yeux régulièrement pour vous assurer que votre vue n’a pas changé. Des lunettes mal adaptées sont une source souvent négligée de maux de tête.

Mobidépendance

La mobidépendance (nomophobia en anglais) est définie comme un état de manque qui se manifeste lorsqu’une personne n’a pas accès à son téléphone portable. Pour la plupart d’entre nous, oublier son téléphone à la maison n’aura pas d’autres conséquences qu’un sentiment de frustration, mais pour certaines personnes ça peut déclencher une crise d’anxiété majeure. Dans un tel cas, la personne devrait envisager d’en discuter avec un psychologue, car il est possible qu’elle souffre d’un trouble anxieux qui pourrait bénéficier des conseils d’un professionnel.

Dépendance à l’internet ou aux jeux en ligne

On parle ici d’un comportement anormal pas seulement le fait de perdre quelques heures chaque soir à surfer sur le Net ou à jouer à League of Legends! Pour que la personne soit déclarée «dépendante», il faut que son utilisation du média soit si importante qu’elle a un impact sur sa vie quotidienne. Une telle dépendance est rare, mais elle nécessite une prise en charge par un professionnel de la santé, car elle sous-tend probablement d’autres problèmes comme une faible estime de soi, de la dépression ou de l’anxiété.

Cybercondrie

Le corps humain est une machine merveilleuse qui fait très bien son travail la vaste majorité du temps. Par contre, il lui arrive de tourner un peu moins rond et de le manifester par différents symptômes. Dans la majorité des cas, ces symptômes sont bénins et disparaissent d’eux-mêmes. Mais l’accès à des milliers sinon des millions de pages d’information médicale (pas toujours écrites par des professionnels) peut rapidement vous amener dans une spirale qui vous fera croire que votre mal de tête n’est pas simplement causé par la fatigue, mais que vous avez sûrement une tumeur au cerveau! La cybercondrie, c’est l’hypocondrie 2.0., c’est-à-dire la propension à penser que tout symptôme ne peut pas être bénin, mais est sûrement un signe d’une maladie grave. La meilleure façon d’éviter ce piège, c’est de parler de vos symptômes à un professionnel de la santé, comme votre pharmacien, plutôt que de chercher sur Internet. Votre pharmacien est facile d’accès et il pourra vous aider à déterminer si une visite chez le médecin est nécessaire, ou non.

Les nouvelles technologies ont révolutionné nos vies, mais elles ne sont pas complètement inoffensives. Si vous, ou l’un de vos proches avez une relation malsaine avec vos appareils intelligents, il est peut-être temps d’en parler avec quelqu’un! 

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