Verrues génitales Condylomes

Les verrues génitales sont des verrues qui apparaissent sur la peau ou les muqueuses de la région génitale. On les appelle aussi condylomes acuminés. Ces verrues ou papillomes se propagent généralement par un contact direct peau à peau lors de relations sexuelles.

Symptômes

Généralement, les verrues génitales sont de la couleur de la peau et sont tendres au toucher. Elles ont l'apparence de minuscule chou-fleur. Souvent plates et de petite taille, elles touchent surtout les tissus fragiles et humides des organes génitaux. Chez la femme, on les observe à l'extérieur et à l'intérieur du vagin, sur le col de l'utérus et autour de l'anus. Chez l'homme, elles se présentent surtout sur le bout ou le corps du pénis, le scrotum ou autour de l'anus. Rarement, il arrive que des verrues génitales apparaissent dans la bouche ou la gorge d'une personne ayant eu des rapports sexuels oraux avec une personne infectée.

Les verrues génitales s'accompagnent parfois de démangeaison et de saignement. Il peut sembler difficile de garder propre la région affectée. Selon l'endroit où elles se trouvent et selon leur taille, elles peuvent parfois causer des difficultés au moment d'aller à la selle ou d'uriner, ou pendant les relations sexuelles.

Les verrues génitales apparaissent généralement un à six mois après l'exposition, mais peuvent prendre beaucoup plus de temps, parfois des années, avant de se manifester.

Causes

Les verrues génitales sont causées par certains types de virus du papillome humain (VPH), aussi appelé papillomavirus.

Plus d'une centaine de papillomavirus ont été identifiés et la plupart d'entre eux se sont révélés sans danger. Certains types causent les verrues communes qu'on observe sur les mains ou les pieds. Plus de 30 types sont transmis pendant les relations sexuelles génitales, anales ou (rarement) orales et certains d'entre eux, dont les types 6 et 11, sont responsables des verrues génitales.

L'infection génitale à VPH est l'une des infections transmises sexuellement (ITS) les plus fréquentes. On associe le développement du cancer du col de l'utérus et d'autres cancers génitaux à la présence de certains VPH. Le VPH-6 et le VPH-11 ne sont eux que des virus à faible risque qui ne seraient que rarement associés à ces cancers.

La plupart des personnes porteuses d'une infection à VPH ne souffriront jamais de verrues génitales. Elles peuvent cependant transmettre le virus à leurs partenaires, chez qui des verrues pourraient se manifester.

Diagnostic

Consultez toujours un médecin si vous découvrez une lésion quelconque au niveau des organes génitaux. Grâce à son expérience, le médecin pourra poser un diagnostic. Si un doute persiste, le médecin pourra procéder à une biopsie.

Important : ne tentez pas de poser votre propre diagnostic. De nombreuses conditions peuvent se manifester par des lésions génitales et chacune d'elle appelle à un traitement particulier. Adressez-vous à un médecin pour obtenir un diagnostic et un traitement approprié.

Chez les femmes qui présentent une infection génitale à VPH sans verrues génitales, le diagnostic est souvent posé à la suite d'un test Pap. Les gynécologues utilisent ce test pour déterminer l'état de santé du col de l'utérus. Il arrive qu'une infection à VPH guérisse spontanément.

Si vous recevez un diagnostic d'infection à VPH, avec ou sans verrue génitale, assurez-vous de faire l'objet d'un suivi médical régulier pour être tenu au fait de l'évolution de l'infection.

Traitement

Il n'existe pour l'instant aucune cure miracle qui permette de guérir à coup sûr toutes les personnes atteintes. Les traitements présentement offerts permettent de se débarrasser des verrues, mais ne peuvent pas éliminer complètement le virus (VPH) qui les cause. Les récurrences sont possibles après tout traitement, particulièrement chez les fumeurs.

Important : n'utilisez jamais de produit en vente libre pour traiter des verrues situées dans la région génitale.

Le traitement a pour objectif de détruire les verrues génitales visibles. Le médecin ne peut donc traiter que les conséquences (c'est-à-dire les verrues) et non la cause (le virus). La destruction des verrues permet cependant de réduire le risque de transmission. Avec le temps, bien des gens constatent la disparition du virus et donc des verrues génitales.

Au moment de choisir le meilleur traitement pour vous, le médecin prendra aussi en considération la taille, le nombre et la localisation des verrues. Il vous informera sur les effets indésirables du traitement.

Les produits suivants sont appliqués sur les verrues par le patient à la maison :

  • la crème d'imiquimod (AldaraMD) : sans danger, efficace et facile d'emploi sur les verrues génitales; elle favorise la réponse locale du système immunitaire.
  • la crème ou le gel de podofilox (ex. CondylineMD) : arrête la croissance cellulaire des verrues.

Les traitements suivants sont administrés en cabinet de médecin ou dans les cliniques médicales :

  • Application d'acide trichloracétique ou d'acide dichloracétique : ce traitement populaire permet d'observer des résultats dès la première ou la deuxième application.
  • Cryothérapie : on utilise de l'azote liquide pour geler les verrues.
  • Électrocoagulation : on utilise un courant électrique pour brûler les verrues.
  • Traitement au laser : une lumière intense est utilisée pour détruire les verrues.

N'hésitez pas à discuter du traitement avec votre médecin ou pharmacien. Il saura vous renseigner sur la marche à suivre.

Personnes à risque

Comme avec bien d'autres ITS, les gens qui ont de nombreux partenaires sexuels, un partenaire sexuel porteur de l'infection ou un partenaire qui a lui-même plusieurs autres partenaires présentent plus de risque de contracter le virus. Les personnes dont le système immunitaire est affaibli (comme les personnes suivant un traitement pour le cancer, celles souffrant du SIDA ou qui sont séropositives) sont aussi plus à risque.

Taux de verrues génitales et d'infection à VPH

Les hommes et les femmes âgés de 20 à 24 ans constituent le groupe où le taux d'infection est le plus élevé. Néanmoins, toute personne active sexuellement, peu importe son âge, peut contracter le virus. Les femmes sont plus susceptibles de souffrir d'une infection génitale à VPH.

Prévention

L'abstinence sexuelle est la seule façon de se protéger complètement des verrues génitales (ou de toute autre infection génitale à VPH). D'autres mesures peuvent être mises en place afin de réduire le risque de contracter le virus :

  • N'ayez des relations sexuelles qu'avec un seul partenaire et assurez-vous qu'il n'a pas d'autre partenaire.
  • Si vous ou votre partenaire présentez des verrues génitales, abstenez-vous de tout contact sexuel tant qu'elles n'auront pas été détruites.

Bien que des pratiques sexuelles sans risque et l'usage d'un condom permettent de prévenir la transmission de plusieurs ITS, ces mesures sont peu efficaces contre la propagation des verrues génitales, puisque ces dernières touchent souvent des régions qui ne peuvent être protégées par le port du condom.

Important : Le virus qui cause les verrues génitales ne se propage que par contact direct peau à peau. Il est impossible de contracter le virus sur un siège de toilette ou en partageant un bain, des serviettes ou des ustensiles.

Vaccin

Il existe des vaccins contre certains types de VPH qui peuvent causer les condylomes génitaux ou les cancers du col de l'utérus, de la vulve et du vagin. Ces vaccins, le GardasilMD et le CervarixMD, peuvent prévenir une infection au VPH, mais ne la guérissent pas. Ainsi, ils sont inefficaces pour une personne déjà infectée. Il est donc recommandé de se faire vacciner avant le début de l'activité sexuelle. Le groupe cible est constitué des femmes âgées de 9 à 26 ans.

Si vous souffrez de verrues génitales...

Vous pouvez ressentir de la gêne, de la colère et de la peur. Il s'agit d'une réaction normale, qu'on observe chez bien des patients. Le virus VPH ne fait pas de discrimination : certains rapports estiment que 15 % de la population souffre de verrues génitales alors que 90 % de la population est porteuse d'un l'un des nombreux types d'VPH (pas nécessairement un VPH génital). Avec le temps et un traitement approprié, vous pourrez retrouver une vie sexuelle normale.

Pour plus d'informations :

La société des obstétriciens et gynécologues du Canada

www.sogc.org

Ma sexualité

www.masexualite.ca

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