Allergies alimentaires : quand un aliment devient l’ennemi

On estime que de 5 à 6 % des enfants et de 3 à 4 % des adultes canadiens souffrent d’allergies alimentaires. Ces allergies se déclarent généralement pendant la petite enfance, lorsque l’enfant est exposé à de nouveaux aliments. Certaines allergies peuvent disparaître en vieillissant, ce qui explique pourquoi elles sont moins fréquentes chez l’adulte que chez l’enfant. Néanmoins, plusieurs persistent toute la vie.

On estime que de 5 à 6 % des enfants et de 3 à 4 % des adultes canadiens souffrent d’allergies alimentaires. Ces allergies se déclarent généralement pendant la petite enfance, lorsque l’enfant est exposé à de nouveaux aliments. Certaines allergies peuvent disparaître en vieillissant, ce qui explique pourquoi elles sont moins fréquentes chez l’adulte que chez l’enfant. Néanmoins, plusieurs persistent toute la vie.

Allergie ou intolérance?

Une allergie alimentaire survient lorsque le système immunitaire croit, à tort, qu’une substance contenue dans un aliment (généralement une protéine) constitue un danger pour le corps et qu’il doit donc l’éliminer. En tentant de se débarrasser de l’intrus (appelé «allergène»;), le système immunitaire déclenche différentes réactions qui mènent à la sécrétion d’une quantité massive d’une substance appelée histamine. C’est l’histamine qui cause les symptômes typiques de la crise d’allergie comme les démangeaisons, les rougeurs au visage, l’enflure de la bouche ou de la gorge.

L’intolérance, quant à elle, est un phénomène qui n’implique pas le système immunitaire et qui est caractérisé principalement par des symptômes liés à la digestion (p. ex. ballonnements, diarrhée). Bien qu’elle soit incommodante et nécessite parfois des ajustements à l’alimentation, l’intolérance n’est pas aussi grave que les allergies alimentaires.

Quels aliments peuvent causer des allergies?

En théorie, n’importe quel aliment peut être mal perçu par le système immunitaire et causer une réaction allergique, mais en réalité, un petit nombre d’aliments causent la très grande majorité des allergies alimentaires graves. Au Canada, les aliments ou substances suivants sont considérés comme les sources les plus fréquentes d’allergie :


- Les arachides, les noix (p. ex. amande, noix du brésil, cajou) et les graines de sésame
- Le soya
- Le lait
- Le blé
- Les oeufs
- Les fruits de mer (incluant les poissons et les crustacés)
- La moutarde
- Les sulfites

  L’évitement complet, la seule solution!

En l’absence d’un traitement qui permettrait de guérir son allergie alimentaire, il faut tout faire en son pouvoir pour éviter d’entrer en contact avec l’aliment auquel on est allergique. En effet, dans certains cas, le contact avec une quantité minime de l’allergène peut déclencher une crise grave et potentiellement mortelle.

L’allergie alimentaire peut compliquer énormément la vie des familles car certains aliments sont à la base de notre alimentation. Heureusement, certaines allergies disparaissent avec le temps : par exemple, on estime que les trois-quarts des cas d’allergie au lait ou au blé se résorbent avant l’âge de 5 ans et 80 % des allergies aux oeufs disparaissent avant l’âge de 7 ans. Attention toutefois, seul l’allergologue peut déterminer si une allergie s’est résorbée ou non.

Savoir décoder l’étiquette nutritionnelle

Les étiquettes nutritionnelles sont vos alliées lorsque vient le temps de choisir des aliments sécuritaires, mais encore faut-il savoir les décoder. La tâche est toutefois devenue plus simple grâce au nouveau règlement de Santé Canada sur l’étiquetage des allergènes. Ainsi, les fabricants de produits alimentaires doivent maintenant déclarer la présence des allergènes spécifiés par Santé Canada sur l’étiquette nutritionnelle de leurs produits soit en l’inscrivant dans la liste des ingrédients lorsqu’il s’agit d’un composant majeur ou en ajoutant une mention «Contient…»; ou «Peut contenir…»; directement sous la liste des ingrédients. De plus, les fabricants doivent utiliser des mots du langage courant, facilement reconnaissable par tous.

La certification CAC

Une autre façon de déterminer si un aliment est sécuritaire consiste à rechercher le logo du Programme de Contrôle Allergène Certifié (CAC). Ce programme, administré par l’Association québécoise des allergies alimentaires, permet de certifier (par un logo placé sur l’emballage) qu’un produit est exempt d’un ou de plusieurs des allergènes ciblés par le programme. Pour l’instant, le programme n’inclut que les arachides, les amandes, les oeufs et le lait car il existe des tests fiables de détection pour ces allergènes. Pour les autres allergènes, il faut se fier à l’étiquette nutritionnelle, contacter le fabricant. Parfois, s’abstenir de manger un produit est la seule solution lorsqu’il est impossible d’établir de façon fiable qu’il ne contient pas d’allergène.

Les jeunes et les allergies alimentaires

Les adolescents et les jeunes adultes qui souffrent d’allergies alimentaires constituent le groupe le plus à risque de faire une crise grave. En effet, à cet âge, les jeunes sont de moins en moins sous la surveillance constante de leurs parents et ils s’alimentent de plus en plus à l’extérieur du cercle familial. Il est donc important qu’ils comprennent bien les risques mais surtout qu’ils aient en tout temps un dispositif d’injection d’épinéphrine à portée de main. Tout particulièrement dans ce groupe d’âge, il peut être plus prudent d’en avoir au moins deux, même si les convaincre d’en avoir un est déjà une bataille.

Et si, malgré tout, une réaction survenait?

Si malgré toute votre vigilance, une réaction survenait, on recommande d’injecter l’épinéphrine dès les premiers symptômes. Il ne faut pas attendre pour voir «si ça va empirer»;, car plus la réaction avance, plus elle peut devenir difficile à traiter. Il n’y a pas de danger à administrer l’adrénaline, mais il y en a à attendre de le faire! On injecte l’adrénaline en premier et on appelle les secours ensuite (ou on demande à quelqu’un d’autre d’appeler pendant qu’on fait l’injection).

De plus, même si les symptômes disparaissent à la suite de l’injection d’adrénaline, il faut toujours se rendre à l’urgence pour se faire examiner par un médecin car il n’est pas rare que des symptômes reviennent dans les heures qui suivent.

En conclusion

Si vous, ou un de vos proches, souffrez d’allergies alimentaires, une consultation avec une nutritionniste peut être utile pour vous aider à mieux identifier les aliments sécuritaires et vous assurer de maintenir une alimentation équilibrée. De plus, assurez-vous d’avoir au moins un dispositif d’injection d’épinéphrine à portée de main en tout temps. Pour en savoir plus sur comment bien utiliser le dispositif, n’hésitez pas à consulter votre pharmacien.

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