Le diabète insipide

L’histoire d’une jeune femme qui souffrait d’une soif chronique nous rappelle que parfois les symptômes les plus évidents peuvent être négligés et ainsi retarder le diagnostic et le traitement d’un trouble médical.

L’histoire d’une jeune femme qui souffrait d’une soif chronique nous rappelle que parfois les symptômes les plus évidents peuvent être négligés et ainsi retarder le diagnostic et le traitement d’un trouble médical.

Une jeune femme qui vient d’accoucher par césarienne demande à l’infirmière de lui apporter un verre d’eau car elle a très soif. Celle-ci lui apporte un pichet d’eau. Le lendemain matin, la résidente en obstétrique réveille la patiente avec un air alarmé : sa patiente avait bu plus de trois gallons d’eau pendant la nuit! Elle avait uriné une quantité tout aussi spectaculaire. La résidente était inquiète et voulait trouver ce qui n’allait pas. Une soif excessive (appelée polydipsie) est un symptôme de diabète, mais la patiente avait déjà subi plusieurs tests qui n’avaient révélé rien d’anormal. La résidente soupçonnait qu’il pouvait s’agit d’un type rare de diabète appelé diabète insipide.

Dans le cas du diabète insipide, le patient fabrique et utilise correctement l’insuline, mais il ne produit pas de vasopressine, une hormone produite par l’hypophyse, une glande située dans le cerveau. Le rôle de la vasopressine est de signaler aux reins qu’ils doivent conserver l’eau de l’urine lorsque le corps a besoin de plus d’eau. Les personnes atteintes de diabète insipide ne produisent pas de vasopressine, par conséquent les reins excrètent toute l’eau qui les traverse. Résultat? L’urine de ces patients est abondante, très pâle et diluée même s’ils boivent de grande quantité de liquide. En fait, ces personnes ont toujours soif puisqu’elles doivent compenser la grande perte d’eau par l’urine.

Une simple prise de sang a confirmé que la patiente ne produisait pas de vasopressine et qu’elle souffrait donc de diabète insipide. Pourquoi son hypophyse n’en produisait-elle pas? La jeune femme a passé une résonance magnétique qui n’a révélé aucune tumeur de l’hypophyse. De plus, elle n’avait jamais subi de choc ou de chirurgie au cerveau qui aurait pu endommager l’hypophyse et mené à l’arrêt de production de la vasopressine. Ces deux causes possibles ayant été écartées, un diagnostic de diabète insipide idiopathique a été posé, c’est-à-dire simplement qu’on n’en connaît pas la cause.

On ne peut pas guérir le diabète insipide idiopathique, mais on peut le maîtriser en vaporisant de la vasopressine synthétique dans le nez, une fois par jour. Un traitement simple, mais qu’il faudra poursuivre toute sa vie durant.

L’histoire de cette jeune femme nous rappelle qu’il ne faut pas ignorer les symptômes qui semblent sans explications à première vue. Parfois, des examens plus poussés sont nécessaires pour aller au fond des choses. Prenez votre santé en main! Vous êtes les mieux placés pour savoir si la santé va… ou pas.

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