Syndrome du côlon irritable : mieux manger pour moins souffrir!

Contrairement à d’autres maladies gastro-intestinales comme la colite ulcéreuse et la maladie de Crohn, le syndrome du côlon irritable ne cause pas d’inflammation et n’augmente pas le risque de souffrir d’un cancer plus tard. Le syndrome du côlon irritable affecte surtout les femmes âgées de 20 à 45 ans et est habituellement chronique, avec des périodes d’exacerbations et des moments de rémission où les symptômes sont presque absents. S’il n’est à priori pas grave et que l’on peut arriver à bien maîtriser ses symptômes, le syndrome du côlon irritable demeure incurable et apporte son lot de désagréments.

Contrairement à d’autres maladies gastro-intestinales comme la colite ulcéreuse et la maladie de Crohn, le syndrome du côlon irritable ne cause pas d’inflammation et n’augmente pas le risque de souffrir d’un cancer plus tard. Le syndrome du côlon irritable affecte surtout les femmes âgées de 20 à 45 ans et est habituellement chronique, avec des périodes d’exacerbations et des moments de rémission où les symptômes sont presque absents. S’il n’est à priori pas grave et que l’on peut arriver à bien maîtriser ses symptômes, le syndrome du côlon irritable demeure incurable et apporte son lot de désagréments.

Qu’est-ce que le syndrome du côlon irritable Durant leur digestion, les aliments passent par l’estomac, puis le petit intestin pour enfin se retrouver dans le gros intestin, aussi appelé côlon. Les muscles du côlon se contractent pour faire avancer les aliments. Dans le syndrome du côlon irritable , les contractions de l'intestin sont soit trop fortes, soit trop faibles : les aliments se déplacent alors trop rapidement ou trop lentement dans cette partie du tube digestif. C’est la cause des symptômes comme la diarrhée, la constipation, la douleur et les crampes abdominales, les ballonnements, les gaz, l’urgence d’aller à la selle ou de retourner aux toilettes juste après avoir terminé une selle.

Pour des raisons qui ne sont pas encore claires, les personnes atteintes du syndrome du côlon irritable réagissent plus vivement que la normale à divers stimuli :


- La plupart des personnes souffrant d’un SCI éprouvent une aggravation de leurs symptômes durant des périodes de stress. Diverses techniques de gestion du stress et de relaxation peuvent diminuer l’impact de ces épisodes désagréables.


- Beaucoup de personnes vivant avec le SCI observent que les signes et symptômes de la maladie s’aggravent lorsqu’ils mangent certains aliments. Par exemple, les aliments gras, le chocolat, le café ou l’alcool peuvent leur causer constipation ou diarrhée. Les boissons gazeuses ainsi que certains fruits et légumes peuvent également entraîner des ballonnements et de l’inconfort.

Pour savoir quels aliments aggravent leurs symptômes, on recommande aux personnes atteintes du SCI de tenir un journal alimentaire dans lequel elles noteront aussi leurs symptômes pendant quelques semaines. Lorsqu’on soupçonne un aliment d'aggraver les symptômes, on recommande alors à la personne de ne pas consommer cet aliment pendant un certain temps afin de confirmer ou d’infirmer les soupçons. On recommande fortement aux personnes atteintes du SCI de consulter une diététiste qui les aidera à faire des choix alimentaires appropriés et s’assurera que celles-ci obtiennent tous les nutriments dont elles ont besoin pour bien nourrir leur corps.

Bien vivre avec le SCI Dans plusieurs cas, de simples changements à l’alimentation ou aux habitudes de vie soulagent le SCI. Le corps peut cependant prendre du temps à répondre à ces ajustements. Il faut donc s’armer de patience. Voici quelques suggestions :


- Testez les fibres. Les fibres régularisent le fonctionnement intestinal, que la personne souffre de diarrhée, de constipation ou des deux. Leur action consiste à augmenter le volume des selles et à les rendre plus molles. Puisqu’elles peuvent parfois aggraver les ballonnements et les gaz, il faut les intégrer graduellement à son alimentation. Les aliments riches en fibres sont les produits de grains entiers, les fruits, les légumes et les légumineuses.


- Mangez à des heures régulières et ne sautez pas de repas pour favoriser la régularité intestinale.


- Buvez beaucoup de liquide en privilégiant l’eau. L’alcool et les breuvages contenant de la caféine peuvent aggraver la diarrhée, tandis que les boissons gazeuses peuvent aggraver les gaz.


- L’exercice physique régulier contribue à améliorer l’humeur, à diminuer le stress et à stimuler les contractions normales de l’intestin. Si vous êtes sédentaire depuis un bon moment, il est important de recommencer lentement et d’augmenter progressivement le temps d’activité physique.


- Les probiotiques sont des « bonnes »; bactéries qui habitent dans l’intestin. Certaines études ont suggéré que la prise de probiotiques par du yogourt ou des suppléments calme les symptômes du SCI.


- Certaines personnes sont sensibles aux produits laitiers. Si c’est votre cas, vous pouvez tenter de prendre davantage de yogourt à la place du lait et, au besoin, de prendre des suppléments de lactase qui aident à digérer le lactose contenu dans les produits laitiers.


- Utilisez les médicaments contre la diarrhée et les laxatifs avec précaution. Si vous utilisez des produits disponibles en vente libre, prenez la plus faible dose qui vous soulage. À long terme, certains de ces médicaments peuvent aggraver certains problèmes s’ils ne sont pas pris adéquatement. Si vous devez en prendre régulièrement pour soulager vos symptômes, mieux vaut en parler avec votre médecin.

Le syndrome du côlon irritable est souvent présent chez des personnes qui souffrent aussi de dépression ou d’anxiété. Dans ces cas, une consultation psychologique ainsi que des techniques de relaxation peuvent être bénéfiques. Dans certains cas, le médecin peut prescrire un antidépresseur. Les antidépresseurs ont démontré leur efficacité à améliorer les symptômes du SCI chez certains patients déprimés. Ils sont aussi efficaces pour soulager la douleur, et ce, même chez les personnes qui n’ont pas de troubles de l’humeur.

Puisque les symptômes du syndrome du côlon irritable peuvent être similaires à ceux d'autres maladies, mieux vaut discuter avec votre médecin de vos symptômes. Dans certaines situations, il est tout particulièrement important de consulter un médecin, afin de permettre de bien identifier la maladie en cause, c’est le cas notamment lorsque les symptômes sont apparus pour la première fois après l’âge de 50 ans, ils s’accompagnent d’une perte de poids, de saignements rectaux ou de symptômes nocturnes, la personne a des antécédents familiaux de cancer du côlon ou elle a récemment utilisé un antibiotique.

Vous arrive-t-il d’éviter certaines activités ou de vous absenter du travail en raison du syndrome du côlon irritable? Une saine alimentation et une meilleure gestion du stress pourraient vous aider à mieux prendre en charge votre maladie. Les changements alimentaires doivent toutefois se faire graduellement. Il faut donc faire preuve de patience et de persévérance. En bout de ligne, vos efforts seront récompensés par une amélioration de votre qualité de vie. Pour plus d’information, discutez avec votre médecin ou votre pharmacien.

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