Parfois, observer est la meilleure option

Le cancer de la prostate est le cancer le plus fréquemment diagnostiqué chez les hommes au Canada. Ainsi, on estime qu’un homme sur 7 recevra ce diagnostic au cours de sa vie et qu’un sur 27 en décédera. À partir de 50 ans, les médecins suggèrent habituellement le dépistage de ce cancer par le biais du toucher rectal et d’une prise de sang (un test appelé PSA), deux examens qui fournissent de l’information complémentaire.

Le cancer de la prostate est le cancer le plus fréquemment diagnostiqué chez les hommes au Canada. Ainsi, on estime qu’un homme sur 7 recevra ce diagnostic au cours de sa vie et qu’un sur 27 en décédera. À partir de 50 ans, les médecins suggèrent habituellement le dépistage de ce cancer par le biais du toucher rectal et d’une prise de sang (un test appelé PSA), deux examens qui fournissent de l’information complémentaire.

Or, la majorité des tumeurs de la prostate progressent de très lente et ne mettent pas la vie des hommes atteints en danger. En conséquence, lorsqu’un diagnostic de cancer de la prostate localisé est posé, médecins et patients sont placés devant une décision difficile : retirer la tumeur par chirurgie et (ou) faire des traitements de radiothérapie ou adopter une approche plus conservatrice et suivre l’évolution de la tumeur sans intervenir. L’ennui est que les traitements du cancer de la prostate sont souvent associés à des effets indésirables tels que l’incontinence urinaire et la dysfonction érectile. Une nouvelle étude, la plus large à avoir été menée sur le sujet, a tenté de répondre à la question : traiter ou attendre?

De 1994 à 2002, 731 hommes atteints d’un cancer de la prostate localisé ont été assignés aléatoirement à subir une prostatectomie radicale (retraite de la tumeur) ou à être suivis. Après un suivi moyen de 10 ans, 47 % des hommes assignés à la prostatectomie radicale étaient décédés contre 49,9 % des hommes assignés à l’observation. Les causes de décès étaient multiples. Parmi les hommes assignés à la prostatectomie radicale, 5,8 % ont succombé au cancer de la prostate ou à son traitement comparativement à 8,4 % des hommes assignés à l’observation. Les différences entre les deux groupes n’étaient pas significatives sur le plan statistique. Par ailleurs, plus d’un patient sur cinq ayant eu une prostatectomie a connu des effets indésirables dans les 30 jours qui ont suivi la procédure, incluant un décès.

Tous les cancers de la prostate ne sont pas identiques. Certains sont très agressifs et nécessitent un traitement approprié. Néanmoins, pour les formes plus indolentes de la maladie, cette étude démontre qu’un traitement invasif pourrait causer plus de tort que de bien. Face à un diagnostic de cancer de la prostate, il ne faut pas hésiter à poser toutes ses questions à son médecin afin de bien comprendre les enjeux du traitement et prendre une décision éclairée.

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