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Trop de télévision pendant l’enfance pourrait affecter la santé à l’âge adulte

Publié le 21 octobre 2015 à 14:42 / Mis à jour le 3 mars 2020 à 14:48

Regarder la télévision plus de deux heures par jour durant l’enfance et l’adolescence pourrait augmenter les risques de souffrir de maladies cardiovasculaires chez les jeunes adultes.

Une récente étude néo-zélandaise a établi une forte association entre le nombre d’heures passées devant la télévision en bas âge et à l’adolescence et des risques accrus d’obésité, d’hypercholestérolémie, de tabagisme et de mauvaise condition physique au moins 10 ans plus tard. Il semblerait que plus de deux heures de télévision par jour augmente les risques de crise cardiaque, d’accidents vasculaires cérébraux et d’autres maladies cardiovasculaires chez les jeunes adultes.


Cette étude est particulière puisqu’elle a suivi plus de 1000 jeunes sur une période de plus de 20 ans, soit dès l’âge de 3 ans et jusqu’à ce qu’ils atteignent 26 ans. Les résultats démontrent qu’environ 17 % du surplus de poids, 15 % des niveaux élevés de cholestérol sanguin, 17 % des jeunes fumeurs et 15 % du niveau de mauvaise condition physique pouvaient être attribués au fait que ces enfants regardaient la télévision plus de deux heures par jour.


La Société canadienne de pédiatrie recommande de limiter l’écoute quotidienne de la télévision à un maximum d’une heure par jour chez les enfants en âge préscolaire et de deux heures chez les enfants du premier cycle. Le reste du temps devrait être consacré au développement d’aptitudes comme la lecture, l’écriture et d’autres aptitudes physiques, intellectuelles et sociales. Selon certaines données, il semblerait même que l’idéal serait de limiter l’écoute télévisuelle à moins d’une heure par jour. Selon de récentes statistiques, l’enfant canadien moyen regarde la télévision 23 heures chaque semaine.


Malheureusement, bien des parents sont plus ou moins au courant de ce que leurs enfants regardent. On estime qu’environ 30 % des enfants américains ont une télévision dans leur chambre. On peut supposer que les parents ne sont pas toujours présents aux côtés de l’enfant lorsqu’il regarde la télévision.


D’autres études ont déjà démontré que la télévision peut retarder l’apprentissage et réduire le rendement scolaire, inciter à un comportement sexuel irresponsable, accroître l’incidence d’obésité et favoriser un comportement agressif. Il est donc impératif que les parents encadrent l’écoute de la télévision chez les jeunes enfants, car elle peut avoir un effet négatif sur le développement social, affectif et intellectuel de l’enfant. Les émissions à caractère éducatif devraient être privilégiées au détriment des émissions violentes, à caractère sexuel et au langage grossier.


Plusieurs habitudes sont acquises en bas âge. Ainsi, de mauvaises habitudes de vie liées à une mauvaise alimentation et à l’inactivité physique peuvent miner la santé à long terme. Les résultats de cette étude néo-zélandaise ne font que confirmer un fait de société bien connu : nos enfants ne bougent pas assez. Les problèmes de surplus de poids et d’obésité chez les enfants sont à la hausse dans les pays industrialisés. Ces enfants traîneront probablement ce surplus de poids toute leur vie si aucun changement n’est apporté aux habitudes de vie. Le poids social de ce problème pourrait être lourd à porter dans les années à venir.


Il est clair que d’autres études s’imposent pour mieux évaluer les effets de la télévision chez les enfants. L’important semble encore de favoriser l’équilibre dans les activités de l’enfant. Le jeu, les activités d’apprentissage et de sociabilisation, les tâches domestiques et l’écoute de la télévision devraient être répartis équitablement durant la journée.

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