Traiter le VIH pour sauver des vies et prévenir de nouvelles infections

Il y a une dizaine d’années, quand les médicaments contre le VIH sont apparus et que des fonds internationaux ont commencé à financer des programmes de distribution de masse, deux philosophies ont émergé : certains pensaient qu’il fallait utiliser les ressources limitées pour traiter ceux qui sont déjà atteints, tandis que d’autres suggéraient que les ressources devraient être utilisées principalement pour prévenir de nouvelles infections. Peu ont pensé que les deux philosophies sont réconciliables.

On estime qu’au Québec environ 18 000 personnes vivent avec le virus du VIH, bien qu’approximativement le quart l’ignorent. En 2009, les hommes représentaient 83 % des nouveaux diagnostics. Au Québec, le régime d’Assurance-Médicament couvre les médicaments pour traiter le VIH. Tous n’ont pas cette chance.

Il y a une dizaine d’années, quand les médicaments contre le VIH sont apparus et que des fonds internationaux ont commencé à financer des programmes de distribution de masse, deux philosophies ont émergé : certains pensaient qu’il fallait utiliser les ressources limitées pour traiter ceux qui sont déjà atteints, tandis que d’autres suggéraient que les ressources devraient être utilisées principalement pour prévenir de nouvelles infections. Peu ont pensé que les deux philosophies sont réconciliables.

Or, c’est la conclusion d’une nouvelle étude qui a été cessée prématurément, car ses résultats étaient si clairs qu’il était considéré comme immoral de la poursuivre. Pour cette recherche, 1 763 couples établis (97% hétérosexuels et 3% homosexuels masculins) dont un seul partenaire était affecté par le virus ont été recrutés en Afrique, en Asie et en Amérique. Les personnes porteuses du virus n’étaient toutefois pas « suffisamment »; malades selon les guides de pratique actuels pour recevoir des médicaments contre le VIH. Ces recommandations ont été instaurées pour éviter que les patients souffrent inutilement des effets secondaires des médicaments mais surtout pour prévenir l’apparition de souches résistantes du virus. La moitié des participants déjà infecté par le virus ont donc été traités d’après les guides de pratique (si le niveau de globules blancs - des cellules du système immunitaire – descendait en deçà d’un certain seuil) et l’autre moitié des participants ont tous été traités d’emblée.

L’étude a débuté en 2005 et a été cessée avant la date prévue car des 28 personnes qui ont été infectées en cours de route, 27 appartenait au groupe ne recevant pas de traitement particulier et une seule personne appartenait au groupe où tous ont reçu des médicaments contre le VIH. En d’autres mots, le traitement médicamenteux ne fait pas que traiter ceux qui ont déjà la maladie, il prévient aussi la transmission du virus.

Si vous avez des inquiétudes quant à la possibilité d’être infecté par le VIH, consultez pour vous faire tester au besoin. Rien ne sert de faire l’autruche pour votre santé et celle de vos partenaires.

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