L’hormonothérapie, à utiliser parcimonieusement

Des recherches publiées récemment semblent confirmer que les traitements hormonaux de la ménopause augmentent le risque de souffrir de certains cancers. On sait également que l’hormonothérapie est associée à un risque accru d’être atteinte de maladies cardiovasculaires comme un infarctus ou un accident vasculaire cérébral.

Des recherches publiées récemment semblent confirmer que les traitements hormonaux de la ménopause augmentent le risque de souffrir de certains cancers. On sait également que l’hormonothérapie est associée à un risque accru d’être atteinte de maladies cardiovasculaires comme un infarctus ou un accident vasculaire cérébral.

Une nouvelle étude semble confirmer que l’hormonothérapie augmente le risque de cancer du sein chez les femmes ménopausées. En effet, une recherche américaine a démontré que la prévalence du cancer du sein a baissé de 9 % entre 2001 et 2004 aux États-Unis, mais seulement chez les femmes de plus de 50 ans. Cette période correspond au début de la controverse autour de l’utilisation de l’hormonothérapie dans le traitement des symptômes de la ménopause. Plus du tiers des femmes ménopausées avaient alors cessé leur traitement hormonal. Les estrogènes de l’hormonothérapie contribueraient au développement de certaines tumeurs cancéreuses sensibles à ces hormones.

Une seconde étude soutient que le traitement hormonal substitutif augmenterait légèrement le risque qu’une femme souffre et meure d’un cancer des ovaires. Pour arriver à ces résultats, les chercheurs ont suivi près de 100 000 femmes ménopausées entre 1991 et 2005. Le cancer des ovaires est la cinquième cause de décès dû au cancer au pays.

Entre 30 et 35 % des femmes ménopausées ont recours à l'hormonothérapie au Québec. Ce pourcentage diminue à 15 à 20 % dans le reste du Canada. L’hormonothérapie est principalement indiquée pour soulager les bouffées de chaleur modérées à graves de la ménopause et l’insomnie qui peut découler de ces symptômes chez certaines femmes. En aucun cas l’hormonothérapie ne peut ralentir le processus de vieillissement.

Plusieurs changements des habitudes de vie, comme la pratique régulière d’activité physique, le maintien d’un poids santé ou la cessation tabagique, contribuent à soulager les symptômes associés à la ménopause. Il existe aussi d’autres médicaments pouvant aider à maîtriser les bouffées de chaleur pour les femmes très incommodées par ces malaises et qui ne peuvent pas avoir recours à l’hormonothérapie. Pour les femmes souffrant surtout de sécheresse vaginale associée à la ménopause, on suggère plutôt des traitements locaux.

Pour celles qui ne peuvent se passer des hormones, on recommande que le traitement soit le plus court possible et ajusté à la plus faible dose efficace pour soulager les symptômes.

Si vous avez des inquiétudes ou des questions à ce sujet, n’hésitez pas à en parler avec votre médecin ou votre pharmacien. Chaque femme est unique et vos besoins peuvent être différents de votre amie!

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