Y aurait-il un lien entre le divorce et la prise de méthylphénidate?

Une analyse de données recueillies auprès de 4784 enfants montre qu’il semble y avoir un lien entre le divorce des parents et la prise de méthylphénidate (Ritalin), un médicament prescrit pour traiter les troubles de l’attention.

Une analyse de données recueillies auprès de 4784 enfants montre qu’il semble y avoir un lien entre le divorce des parents et la prise de méthylphénidate (Ritalin), un médicament prescrit pour traiter les troubles de l’attention.

Certaines études avaient déjà montré que les enfants qui vivent dans une famille monoparentale ou une famille reconstituée sont plus susceptibles de prendre du méthylphénidate que les enfants qui vivent avec leurs deux parents biologiques. Une chercheure canadienne a voulu savoir si le divorce pouvait être un facteur prédictif de la prise de ce médicament.

Cette chercheure a donc analysé les données recueillies dans le cadre d’une importante étude portant sur le développement, la santé et le bien-être des enfants canadiens. Cette étude a débuté en 1994 et se poursuit encore. Les chercheurs compilent différentes données, toutes les deux ans, sur près de 23 000 enfants canadiens.

Pour déterminer si le divorce avait un impact, seuls les enfants qui vivaient avec leurs deux parents biologiques (qu’ils soient mariés ou conjoints de fait) et qui ne prenaient pas de Ritalin au début de l’étude ont été inclus dans cette nouvelle analyse. Des 23 000 enfants de l’étude principale, 4784 répondaient aux critères de cette analyse.

La chercheure a analysé des données recueillies pendant six ans (de 1995 à 2000). Au cours de cette période, 633 enfants (13,2 %) ont vécu le divorce de leurs parents. À la fin de la période d’analyse, un plus grand nombre d’enfants ayant vécu un divorce prenaient du méthylphénidate (6,1 % contre 3,3 % chez les enfants qui vivaient toujours avec leurs parents).

Plusieurs hypothèses ont été avancées pour expliquer ce phénomène. Il se pourrait que le stress engendré par le divorce accroisse les problèmes de comportements à un point tel que le recours au méthylphénidate soit requis. Par ailleurs, on sait que les troubles de l’attention ont une composante héréditaire. Il se pourrait que les parents ayant des antécédents de trouble de l’attention aient plus tendance à divorcer et que leurs enfants soient plus à risque d’en souffrir eux-aussi. Enfin, il est aussi possible que ces enfants soient simplement plus en contact avec le système de santé pendant la période du divorce ou que leurs parents ou leurs médecins soient plus à l’affût de changement de comportements sachant qu’un divorce est une source importante de stress.

Cette analyse a permis d’établir un lien entre le divorce et la prise de méthylphénidate chez les enfants. D’autres études seront toutefois nécessaires pour déterminer si cette prise est appropriée ou non. En effet, la prescription de ce médicament a connu une hausse importante aux cours des dernières années et beaucoup d’experts se demandent si tous ces enfants en ont bel et bien besoin.

Le méthylphénidate est un excellent médicament pour traiter certains troubles de l’attention. Il faut toutefois que l’enfant soit atteint d’un trouble qui répond à ce type de médicament. La clé réside donc dans le bon diagnostic.

Le diagnostic d’un trouble de l’attention ne peut être posé en une seule visite de quelques minutes! Assurez-vous que votre médecin prend le temps nécessaire pour faire le tour de toutes les causes possibles, autant physiques qu’émotives, avant de poser son diagnostic. La santé de votre enfant est votre responsabilité.

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